18.05.2012

Ecouter ce cri qui monte depuis Athènes

Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.

Le cri.jpg 

Nous nous habituons tellement vite aux clichés que nous n'en voyons plus les effets pervers, et nous les répétons machinalement, comme si c'étaient des vérités irréfutables, alors que leur rôle est justement de nous remettre dans les rangs. Le danger de suivre le même chemin que la Grèce, par exemple : c'est désormais devenu le mot d'ordre qui nous transforme tous en spectateurs ahuris d'un rite de pénitence, où l'on sacrifie le bouc émissaire pour le bien collectif. Le différent, le difforme, n'a pas de place dans notre cité. Et si les nouvelles élections qui viennent d'être convoquées ne donnent pas la majorité voulue par les partenaires, le destin hellénique sera tout tracé.

Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants insinuer de manière ténébreuse : "Vous ne souhaitez pas, n'est-ce pas, subir le destin de la Grèce ?” La sortie de la zone euro n'est pas prévue par les traités, mais elle peut être subrepticement intimée, facilitée. En réalité, Athènes est déjà tombée dans la zone crépusculaire de la non-Europe, elle est déjà le loup-garou invoqué pour effrayer les enfants.

Lire la suite

BFM Business : 17/05/2012 - Markus Kerber

Markus Kerber était l'invité, le Jeudi 17/05, de Nicolas Doze.

Un analyse pertinente, ... à écouter avec attention

Les experts : L'analyse des professionnels , la pertinence des spécialistes... toute l'actualité du jour décryptée à chaud , sans langue de bois...

Bfm Business.jpg

... pour garder une longueur d'avance sur l'info Eco

17.05.2012

Bfm Tv : Jacques Sapir 14 mai 2012

Jacques Sapir 14 mai 2012 -" il ne serait pas étonnant que l'Espagne soit obligé de sortir du marché comme la Grèce ... "

Un compromis historique en mouvement

Berlin, 10 mai 2012 - INFORMATION PRESSE

Réglage d'un compromis historique en mouvement

La façon de surmonter la crise actuelle dans la zone euro est avec une monnaie compétitive. Le Professeur Markus Kerber C. lance un appel à la réorganisation de la Zone euro et l'introduction d'un Guldenmark pour les pays Euro ayant un excédent du compte courant / Il ne faut pas jouer avec leur solvabilité budgétaire.

Kerber Marcus.jpg

La fin du mythe de la monnaie unique. 

Selon le professeur Markus Kerber, fondateur de l'interdisciplinaire de réflexion Europolis, ceux qui cherchent à sauver le projet européen doivent permettre aux pays de la zone Euro, ayant des excédents financiers, l’introduction d’une monnaie parallèle, ainsi, le Professeur Kerber espère empêcher l’effondrement de la zone Euro par l'introduction du  "Guldenmark". L’économiste et avocat de droit constitutionnel présentera sa proposition initiale le 10/05/2012 au colloque intitulé :

« Réformer l'Ordre monétaire européen: TEMPS POUR LE PLAN B ».

Pour marquer le deuxième anniversaire du fonds de sauvetage de la zone euro, les experts examineront également les moyens disponibles pour surmonter la plus grave crise qui frappe l’union européenne à ce jour. Tandis que les partisans inconditionnels et les opposants inconditionnels de l'euro continuent de défendre leurs points de vue qu'il n'y a pas d'autre alternative que de sauver ou d'abolir l'euro.

Le Professeur Kerber vise à orienter la discussion dans une direction complètement nouvelle avec sa proposition d'un « compromis historique » : « L'euro comme monnaie unique est une erreur qui peut et doit être corrigée », explique l'initiateur d’Europolis. « Il faut être préparé, toutefois, à fouler des chemins inhabituels. Les plans de sauvetage massifs ne sont pas les solutions, car ils ne font que masquer la gravité de la situation »

Pour Kerber et les représentants d'Europolis, le Guldenmark est la réponse à la généralisation de l'inégalité économique dans la zone monétaire. Son introduction aurait beaucoup d’avantages. Cependant, Le point sensible est que le Guldenmark devrait-être réévalué par rapport à l'euro alors que le remboursement de la dette accumulée est en Euro

Plus de stabilité: les pays forts ont besoin d'une monnaie commune.

L'idée d'introduire la Guldenmark comme le « point d'ancrage de la stabilité » nécessaire dans la zone euro fait également partie de la dernière étude du professeur Kerber, « Plus de concurrence : une conception réformiste pour une nouvelle union monétaire européenne ». Il y examine les questions brûlantes dans les dernières discussions sur l’Euro, ainsi que l'élaboration de sa proposition pour organiser les pays membres de la zone euro en fonction de leur situation économique homogène. Les pays ayant un excédent du compte courant, soit l'Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande, l'Autriche et le Luxembourg introduiraient une deuxième monnaie qui fonctionnerait avec un cours légal parallèlement à l'euro. Kerber conclut: « Si une pensée sérieuse est accordée à la sortie d'un pays comme la Grèce suite à la crise de l'euro actuelle, il semble évident qu'un groupe de pays qui ne veulent plus parier leur solvabilité financière devraient être autorisés à quitter la zone euro en tant que zone monétaire monétaire unique ». 

L'avocat basé à Berlin, ne fait pas l’unanimité dans certains milieux. 

« En balayant d’un revers de main le concept d'une monnaie parallèle, vous devez comprendre que le chemin d'une union de transfert, de plus en plus hétérogène, vers la  croissance et les besoins financiers, imprévisibles, de nombreux pays européens, bloquera l’économie des États membres de l'Union » dit Kerber. 

Pour Kerber la nouvelle monnaie parallèle n'est pas un concept étrange. Au lieu de cela, il représente la conclusion logique de l'échec de l'expérience de l’Euro. Dans l'ensemble, les difficultés actuelles vont au-delà de la  monnaie. La crise menace l'ensemble du projet Européen. 

Texte original en anglais

Le Pr Kerber, fondateur d'Europolis est un économiste allemand, expert financier, et, depuis le 1er juillet 2011, directeur général de la Fédération des industries allemandes (BDI), l'ancien chef du département politique au ministère fédéral des Finances.

16.05.2012

Pour surmonter la crise, il faut se redonner du temps

L'Europe, hélas, n'en a pas fini avec la crise de la dette. Les plans de sauvetage, le récent traité budgétaire, les gestes de la BCE ont permis de tenir un temps. Mais la résurgence des tensions sur les dettes grecque, espagnole, italienne, rappelle que la situation reste extrêmement précaire. Précaire car non résolue au fond.

temps,crise,économie,europe,croissance,austérité 

Entendons-nous bien. Les principaux ingrédients pour surmonter cette crise sont connus et, pour l'essentiel, déjà en place. Il faut bien sûr plus de discipline budgétaire collective pour réduire les déficits publics : c'est l'objet du récent traité budgétaire. Il faut aussi, on l'aura compris, que les Européens retrouvent le chemin de la croissance : ce sera l'objet des discussions du prochain sommet européen. Il faut surtout y ajouter une variable clef, celle du temps. La convergence vers l'équilibre des finances publiques, en effet, nécessite du temps : du temps pour conduire les réformes, du temps pour l'accompagnement social, du temps pour loger des mesures de croissance. Autrement dit, du temps pour le retour sur investissement. Faute de quoi, nous risquons d'être piégés dans un cercle vicieux : ajustement brutal des dépenses publiques, impact négatif sur la croissance, effondrement des recettes fiscales qui nécessite de nouvelles mesures d'austérité. Sans parler d'une exacerbation des tensions sociales aux conséquences politiques extrêmement préoccupantes : retour des nationalismes, déconstruction de l'euro et de l'Europe, menaces sur la démocratie.

Lire la suite

15.05.2012

Des « Harraga » espagnols arrêtés au large d’Oran

La crise économique mondiale, qui a frappé les pays européens, et qui a fait des milliers de chômeurs en Europe, mais aussi dans la grande majorité des pays du monde, à l’instar des USA, a donné aux espagnols une idée, utilisée généralement par des africains, et des habitants de l’Europe de l’Est.

En effet, les gardes côtes de la wilaya d’Oran ont appréhendé, dernièrement, un groupe d’espagnol, sur une embarcation clandestine, qui a tenté de mettre les pieds sur les terres algériennes, dans le but de chercher du travail, nous précisera une source officielle des gardes côtes.

Ces  jeunes espagnols, avaient perdu leur travail après que leurs sociétés aient déclaré faillite, et avaient effectué la demande de visa algérienne, dans l’espoir de trouver du travail au niveau des entreprises espagnoles installées en Algérie, et surtout à Oran, tel que la SEOR (société de l’eau et de l’assainissement d’Oran) ou Tram Nour, chargée de la réalisation du méga projet du Tramway, mais ça n’a pas marché, sachant que l’obtention d’un visa algérien au niveau du monde entier est la plus difficile, nous ajoutera notre même source, avant de nous confirmer que les jeunes espagnols appréhendés avaient, cependant, décidé de choisir la « Harga » pour trouver du travail. Ils seront, donc, et d’après notre source, refouler vers l’Espagne dans les jours à venir.

www.algerie360.com

Grècfe : La comédie du pouvoir

Les Grecs, et toute l’UE avec eux, attendent que les dirigeants des trois principaux partis s’accordent pour former un gouvernement et éviter ainsi des élections qui pourraient aggraver la crise. Mais pour l’instant, ils semblent plutôt occupés à assurer leur propre avenir politique."Economie", "Jeux politiques pour former un gouvernement".

Qui a pu suivre avec un peu de recul la rencontre entre les dirigeants du Pasok (Parti socialiste), de Nouvelle Démocratie (ND, droite) et de la Coalition de la gauche radicale Syriza, dimanche 13 mai, en connaissant les véritables motivations de chacun, a dû se tordre de rire.

Lire la suite

11.05.2012

Michel Santi : Besoin de fraîcheur en Europe

La récession est officiellement déclarée dès lors qu’un pays subit deux trimestres consécutifs de contraction de son P.I.B.,  ce qui est le cas de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal, des Pays-Bas, de l’Irlande, du Danemark, de Chypre, de la Slovénie, de la République Tchèque, de la Grande Bretagne et bien-sûr de la Grèce durant les deux derniers trimestres de 2011.

le plan de relance.jpg

"Le nouveau plan de relance suffira-t-il ...
à sauver le dernier plan de sauvetage ?"

En conclusion, l’Europe est bien en récession. Les seuls chiffres de son chômage atteignant des niveaux sans précédents étant là pour attester, si besoin était, que la modeste reprise de 2010 n’était que de la poudre aux yeux ! Pour autant, la gravité de la situation européenne n’apparaîtra au grand jour que durant cette année 2012 car c’est dès maintenant que nos gouvernements prendront vraiment la mesure de l’ampleur des dégâts. 

Lire la suite

Les Italiens ne manquent pas d'idées pour sauver leur pays

Le gouvernement italien a demandé aux citoyens des suggestions pour réduire les dépenses de l'Etat. Succès garanti. Pour les Italiens, c'est un véritable défouloir pour exprimer leur dépit après des décennies de corruption généralisée et de dilapidation de l'argent public.

Il paese.jpg

"Le pays est dans les mains des banques !"
"Aux prochaines élections, on votera avec le distributeur de billets !"

Lire la suite

10.05.2012

Électeur grec !

Electeur grec.jpg

Sur le personnage : "électeur grec".

Dans les chars : Angela Merkel, Christine Lagarde, Mario Draghi.
Sur les chars : "Eurogroupe",  "FMI,  "BCE".

Alexis Tsipras, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza, arrivée deuxième aux élections du 6 mai, a été chargé de former un gouvernement. Il a d'emblée déclaré son opposition au mémorandum signé par le gouvernement sortant avec l’UE, la BCE et le FMI pour l'octroi de l'aide d'urgence à l'économie grecque.

Giannis Ioannou est un dessinateur grec né en 1944. Publiées dans To Ethnos, ses caricatures politiques et ses bandes dessinées sont fréquemment reprises et commentées par les autres médias.

Via presseurop

09.05.2012

Point de vue d'un journaliste grec sur la situation de son pays

8 mai 2012 - KATHIMERINI ATHÈNES - Alexis Papachelas

Qui remettra de l’ordre ?

Les élections du 6 mai ont profondément ébranlé le paysage politique grec. Aucune majorité capable de gouverner n'est sortie des urnes. Les politiciens discrédités par les électeurs et leurs partenaires européens sont pourtant censés rétablir la situation.

On enterre l'euro.jpg 

Le message cuisant des élections de dimanche dernier aura-t-il un effet ? Le pays n’a ni temps devant lui, ni de marge de manœuvre. Certains aimeraient croire que le résultat des urnes va effrayer l’Allemagne et la France et les pousser ainsi à assouplir leurs exigences fiscales vis-à-vis de la Grèce, voire à lui offrir une aide généreuse. Autrement dit, ils espèrent que nos bailleurs de fonds étrangers vont comprendre que la transformation de la Grèce en une république de type Weimar n’est qu’un avant-goût du sort que connaîtront bientôt l’Italie, l’Espagne, ou peut-être même la France.

Si seulement les choses étaient aussi simples. Nos partenaires sont évidemment prêts à autre chose, à savoir un “échec” de la Grèce, pour ainsi dire, ou sa sortie de la zone euro. Un assouplissement des exigences fiscales reviendrait à verser plus d’argent à Athènes, ce qui passerait mal auprès de la plupart des parlements nationaux.

Lire la suite

08.05.2012

Europe - La Grèce va quitter la zone euro !

Dans la chronique quotidienne, Nicolas Doze sur BFM Business revient sur le résultat des élections législatives en Grèce. il déclare : «La Grèce va quitter la zone euro il n'y palus d'équivoque la dessus car personne ne connait la suite mais tout le monde sait que ce sera un précédent et un précédent historique, (...) 68% des grecs viennent de dire non aux solutions proposées par l'Europe pour le maintient de la Grèce dans la zone euro !»

Nicolas Doze conclu par le fait que :«Le seul moyen pour redonner de l'espoir et une dynamique et une chance aux jeunes de France c'est de les libérer de la dette car compte tenu du stock de dettes que nous avons, il n'y a qu'un seul moyen pour libérer notre pays de la dette c'est de reprendre la main sur notre politique monétaire, de dévaluer la monnaie qui sera suivie d'une forte inflation, il n' y a pas d'autre solution !»

Les experts - Bfm : Jacques Sapir 7 mai 2012

Le retour au Franc est ce possible ? la loi Pompidou de 1973; Décryptage du résultat de l'élection en Grèce du 6 mai 2012, contre quoi faut il changer ses euros ? 

Tragédie Grecque : Fin de l'entracte !

Antonis Samaras renonce à former un gouvernement

Le leader des conservateurs grecs jette l'éponge. Il se trouvait face à une mission quasi-impossible: trouver des alliés pour tenter de former un gouvernement de coalition dans le nouveau parlement dominé par les partis anti-austérité, sous l'oeil inquiet de l'Europe.

Grèce ruinée.jpg 

Lundi, le chef de l'Etat Carolos Papoulias avait confié à M. Samaras la tâche de constituer un gouvernement, en vertu de la Constitution qui réserve cette responsabilité au parti arrivé en tête du scrutin législatif de dimanche.

Mais, premier parti avec 18,85% des voix seulement dans un parlement émietté comme jamais, la Nouvelle-Démocratie était condamnée à des contorsions pour tenter de trouver une majorité pro-austérité et pro-Europe.

Le patron de la droite pro-austérité n'avait que trois jours pour trouver l'improbable formule magique, son équipe gouvernementale ne pouvant voir le jour qu'avec la coopération d'au moins deux autres partis, dont l'un serait forcément hostile à la cure de rigueur mise en oeuvre depuis deux ans pour juguler la crise de la dette.

Il a entamé lundi des discussions avec les leaders des formations ayant franchi le seuil des 3% nécessaires pour entrer au parlement, sauf avec le parti néonazi.

Lire la suite

07.05.2012

Grèce, Espagne: le "deux poids deux mesures" de la Commission ?

La Commission européenne attend du gouvernement grec qu'il "respecte les engagements qu'il a pris" dans le cadre du plan de sauvetage du pays, a déclaré lundi une de ses porte-parole, au lendemain des élections législatives en Grèce. Mais la Commission a aussi laissé entendre qu'elle pourrait faire preuve de souplesse à l'égard de l'Espagne et de ses objectifs de réduction du déficit en fonction du contexte économique général.

elections,espagne,grèce,ue 

Les électeurs grecs ont massivement rejeté dimanche la politique d'austérité exigée par l'UE et le FMI en échange de l'aide versée au pays.

Le leader de la droite gouvernementale Antonis Samaras, arrivé en tête des législatives grecques, a proposé la formation "d'un gouvernement de salut national" pour maintenir la Grèce dans l'euro, en s'engageant à "changer la politique du mémorandum" d'austérité jusqu'"au retour de la croissance et l'apaisement de la société".

Lire la suite

03.05.2012

Métier d’avenir

Selon les chiffres publiés par Eurostat le 2 mai, 17,2 millions de personnes étaient sans emploi en mars 2012 au sein de la zone euro, soit 10,9% de la population active, "un record depuis la création de la monnaie unique", écrit Le Monde.

Crée ta boite.jpg

Si pour les pays du Sud – Espagne (24,1%), Grèce (21,7%) et Portugal (15,3%) – les chiffres sont "catastrophiques", "ils sont devenus inquiétants en France (10%)", alors que "même l'Allemagne n'est pas épargnée".

LE VIF/L’EXPRESS - BRUXELLES

Nicolas Vadot est un dessinateur de presse et de bandes dessinées franco-britannique né à Londres en 1971. Il a passé son enfance en France, avant d'émigrer à Bruxelles à l’âge de 17 ans. Primé au Press Cartoon Europe (PCE), il publie ses dessins dans le magazine Le Vif/L’Express, le quotidienl'Echo et son supplément hebdomadaire Mon Argent.

Bfm Tv : Chronique de l'Eco - 2 Mai 2012

Le chômage monte en Europe

" l'euro est la monnaie la plus élevée de la planète et est en train d'asphixier tous les pays du sud !"

Le Cercle des Echos : La résilience de l’euro

Pourquoi l’euro est-il si fort, alors que la crise de l’euro, malgré une accalmie au cours du premier trimestre 2012, revient au centre des préoccupations des investisseurs du monde entier ?

Euros.jpg

La crise de l’euro a été motivée d’une part par des problèmes de balance des paiements des pays périphériques de la zone euro, qui atteint même la France dont les déficits du commerce extérieur sont le reflet, ici comme ailleurs, d’une perte de compétitivité, et d’autre part par les endettements des Etats. Ceux-ci ont pu être refinancés via le programme LTRO de la BCE d’approvisionnement en liquidités des banques européennes, qui ont utilisé celles-ci en investissant dans les dettes souveraines de leurs pays respectifs.

Dans ce contexte, on a du mal à comprendre la résilience de la parité eurodollar autour de 1.30, alors même que le taux de change de parité du pouvoir d’achat se situe autour de 1.15. Cet ajustement représenterait une dépréciation de l’euro de plus de 10 % par rapport au dollar, pour le plus grand bien des économies européennes qui ont tant besoin d’une “compétitivité change” pour surmonter les programmes d’austérité budgétaire qui ont été engagés, et pour laisser le temps aux nécessaires réformes structurelles de se mettre en place et de produire leurs effets.

Pourquoi donc cette résilience ? Il faut probablement en trouver la raison dans la crédibilité des politiques respectives d’assouplissement monétaire poursuivies par la Réserve fédérale américaine et par la BCE. Les investisseurs du monde entier sont persuadés que le Quantitative Easing américain peut aller beaucoup plus loin, si besoin est, que le LTRO européen. Ceci affaiblit le dollar, et les fluctuations de l’euro ont été cette année fortement indexées aux propos plus ou moins rassurants de Ben Bernanke sur l’économie américaine.

Mais le rallye des actions américaines à ce jour est fondé sur la croyance que l’économie américaine avait échappé à une deuxième récession et reprenait le chemin de la croissance. Si tel était bien le cas, une politique américaine d’argent facile devient moins probable, et l’euro devrait se déprécier. Les investisseurs ne peuvent gagner sur les deux tableaux. Et ce serait tant mieux pour l’Europe qui aura du mal à sortir de la récession sans un euro plus faible.

28.04.2012

Marianne : Un appel franco-allemand d'économistes pour une sortie paisible de l'euro

Eh oui ça existe, un groupe d'économistes français et allemands débattent depuis des mois de l'hypothèse d'une sortie concertée de l'euro, ou plutôt de sa transformation en monnaie commune. Marianne était l'un des rares médias présents à leur conférence de presse.

crise,euro,europe,explosion de l euro,the economist,ue 

Il n’y avait pas foule ce vendredi 27 avril matin dans les salons de l’hôtel Bedford. Il faut dire que la réunion programmait non pas un de ces défilés de lingeries relayés jusque dans les 20h des chaines nationales, mais une austère réunion d’économistes allemands et français. Et le thème, proposer une sortie pilotée de l’euro, n’avait rien pour allécher les grands média nationaux tout occupés à la campagne et peu curieux de ce genre de propos. Avec Marianne, un autre média français avait fait le voyage en métro pour venir écouter cet étrange attelage où se mêlaient coté français outre des économistes de l’université quelques représentants du patronnat. 

Lire la suite

26.04.2012

Bfm TV : Les experts - Charles Gave

Charles Gave, un autre économiste parle, sur Bfm Tv - les Experts, de la situation économique de la zone €.

Une autre analyse, la même conclusion !

12 minutes d'informations essentielles.

L'euro est-il une bonne monnaie ?

 

Jacques Sapir, économiste français, détaille durant 14 minutes les bienfaits et méfaits de l'€. 

" ... il faut se donner aujourd'hui en Europe, les moyens de politiques différentes sans faire éclater l'Europe !"

" On pourrait modifier les règles de fonctionnement de la BCE, car c'est ça le problème, ..simplement, il faut savoir que pour pouvoir faire cette modification, il faudra changer la constitution allemande, parce que les allemands ont établi, en 1993, juste après le traité de Maastricht, que toutes les règles européennes devaient être compatibles avec la constitution allemande, et pas l'inverse...!"

25.04.2012

Le manège de la rigueur

manege austerite.jpg

Sur le manège : "politique d'austérité".

Après ses homologues en Irlande, au Portugal, en Grèce, en Italie, en Slovaquie et en Espagne, c'est au tour du gouvernement des Pays-Bas de chuter en raison de la crise de la dette ou des mesures de rigueur exigées par Bruxelles avec le soutien de Berlin et de Paris. 

24.04.2012

Handelsblatt : La crainte de l’isolement

“L’Europe est-elle en train d’échouer ?”, s’alarme Handelsblatt. En France, le Front national a obtenu près de 18% des voix à l’élection présidentielle, et aux Pays-Bas, le populiste Geert Wilders a fait chuter le gouvernement en refusant de soutenir sa politique d’austerité. Comme ses confrères allemands, le quotidien économique constate que l’Allemagne commence a perdre ses alliés politique et ressent une véritable crise de confiance dans la politique européenne.

Europe, crise, Allemagne, Front National, élections

La montée de l’extrême droite montre que dans beaucoup de pays, la politique n’a pas encore trouvé de réponses aux solutions simples des populistes. Le langage de l’UE et des gouvernements nationaux ne réussit pas à toucher les électeurs qui acceptent volontairement les slogans faciles des populistes

Sur un plan plus pragmatique, cette tendance est une mauvaise nouvelle pour la chancelière Angela Merkel, comme le remarque la Süddeutsche Zeitung :

Pour le gouvernement allemand, la chute du gouvernement au Pays-Bas est amère. Il perd ainsi un allié très important dans la politique d’austérité. Et bientôt Angela Merkel pourrait perdre son soutien le plus important. Le président francais a perdu le premier tour de l’élection présidentielle. L’ambiance est similaire en Espagne et en Italie. De ce point de vue, que l’on ait donné plus de temps à ces deux pays pour réduire leurs dépenses ne changera pas grand-chose. 

Presseurop

23.04.2012

Le vif.be : Les dettes des pays de la zone euro au plus haut depuis l'introduction de l'euro

Le ratio de la dette publique par rapport au PIB a augmenté dans la zone euro, passant de 85,3% à la fin de 2010 à 87,2% à la fin de 2011, soit le plus haut niveau depuis l'introduction de l'euro en 1999, selon des chiffres publiés lundi par l'office européen de statistiques Eurostat.

dette publique, eurostat, euro, crise de la dette 

Pour l'ensemble de l'Union européenne, le ratio de la dette publique par rapport au PIB est passé de 80% en 2010 à 82,5% en 2011.

Fin 2011, les plus bas niveaux de dette publique ont été relevés en Estonie (6% du PIB), en Bulgarie (16,3%) et au Luxembourg (18,2%).

Quatorze Etats membres affichaient par contre une dette publique supérieure à 60% du PIB en 2011 parmi lesquels

  • la Grèce (165,3%),
  • l'Italie (120,1%),
  • l'Irlande (108,2%),
  • le Portugal (107,8%),
  • la Belgique (98%),
  • la France (85,8%),
  • le Royaume-Uni (85,7%),
  • l'Allemagne (81,2%).

Levif.be

22.04.2012

Michel Santi : Europe, implosion inéluctable

La crise européenne entre dans sa dernière phase, moins spectaculaire et moins volatile, mais incontestablement létale. Comme rien n’a en effet été clairement réglé, le fossé entre pays créditeurs et débiteurs est condamné à s’aggraver.

europe,implosion,crise,sortie de l'euro

 

Souvenons-nous du démarrage de cette tempête européenne, époque (pas si lointaine) où la scission de cette Union était strictement inconcevable, caractérisée par des actifs et par des passifs communs à l’ensemble de l’Union qui étaient étroitement enchevêtrés et imbriqués les uns aux autres. Les avoirs et les dettes de chacun des membres étaient interdépendants, comme confondus, avec comme conséquence naturelle que la faillite d’un seul de ces pays entraînerait l’ensemble de l’édifice. Il était alors approprié de parler de « dominos ».

Pourtant, l’acuité, voire le pourrissement, de cette crise a entraîné des ajustements fondamentaux et certaines nations – voire tout un bloc – se sont dès lors très progressivement retranchées derrière leur frontière nationale. Ce bloc des pays riches dominé par l’Allemagne s’est insensiblement barricadé afin de ne pas trop souffrir d’une éventuelle cassure de l’Union Européenne.

Lire la suite