23.02.2012

495 millions d’euros pour faire plier Orbán

Hongrie.jpg“Une menace à un demi-milliard d’euros” : le quotidien hongroisMagyar Hírlap consacre sa Une à la proposition, émise officiellement par Bruxelles le 22 février, de suspendre à partir de 2013, le versement des fonds de cohésion destinés aux régions hongroises défavorisées. Les Etats de l’UE seront appelés à avaliser le gel de 495 millions d’euros en mars prochain. Une décision qui interviendrait pour sanctionner les efforts insuffisants de Budapest pour lutter contre son déficit excessif.

Pour le quotidien de droite, qui se fait l’écho du gouvernement Orbán :

La décision est injuste parce qu’elle ne prend pas en considération les efforts déjà réalisés par le pays pour réduire le déficit.

L’autre quotidien de droite, Magyar Nemzet fait quant à lui part de son inquiétude et de son indignation :

Ce n’est plus une blague, le jeu devient sérieux. Jusqu’ici, ils ont joué avec notre réputation internationale à Bruxelles et à Strasbourg, mais maintenant les subventions européennes sont en jeu, ce qui peut compromettre l’avenir du pays […] Il ne s’agit pas de l’une de ces sempiternelles campagnes pour blâmer notre pays. La Commission a franchi le Rubicon. Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus le sort du gouvernement Orbán que Bruxelles veut mettre à genoux. Cette décision touche le quotidien des citoyens hongrois […] et présente l’Europe comme une Union dont les dirigeants méprisent ses citoyens.

Magyar Hírlap, Magyar Nemzet - via presseurop

Le plan d’aide : les banques lui disent merci

Plan d'aide à la Grèce.jpg"Les Grecs sauvent les banques européennes" titre, un brin provocateur, Die Tageszeitung. Selon le quotidien allemand,l’aide européenne ne profitera pas aux Grecs, qui "devront à l’avenir vivre avec des revenus encore plus faibles, une protection limitée contre les licenciements, une mauvaise assurance maladie et une liquidation massive de leur Etat." Et malgré tout la dette grecque pourrait se retrouver en 2020 à son niveau actuel.

Pour le journaliste Eric Bonse, cette aide, qui est un "diktat impitoyable", profite essentiellement au système bancaire, qui grâce aux intérêts générés par les emprunts de l’Etat grec, échappera à un effondrement :

"Schäuble &Cie ont sauvé les créanciers, pas les Grecs. Ce sont les banques, les assurances et les fonds de pension en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne qui en profiteront. En cas de faillite [grecque], ils auraient tout perdu. [...] Les créanciers privés, qui auraient dû, d’après Schäuble, aussi se porter garants, sont en vérité massivement favorisées. C’est une belle affaire pour les créanciers, une très mauvaise pour l’Europe."

Die Tageszeitung - via presseurop

Comment va fonctionner le MES ?

MESLe Mécanisme européen de stabilité (MES) a été ratifié mardi par les députés français, malgré l'opposition de certains qui dénoncent un monstre institutionnel. Explications sur son mode de fonctionnement.

S'engager dans ce Mécanisme européen de stabilité, c'est un peu comme s'engager dans un mariage. Dans le traité d’application, voté ce mardi par les députés français, tout est parfaitement bordé.

La gouvernance est claire : le MES sera piloté par un conseil d'administration et un conseil des gouverneurs. Chaque Etat aura son gouverneur, en l'occurrence, son ministre des Finances.

A noter que ce fonds sera bel et bien conditionné au pacte budgétaire. Aucune aide ne pourra être fournie aux pays qui ont refusé de s'y soumettre. C'est en tous cas ce qui est écrit dans le traité. Mais dans le texte, tout reste encore très ouvert à la négociation.

Une perte de souveraineté

Là où la situation se corse, c'est en cas de problème. Si, par exemple, un pays est en difficulté, qu'il faut déclencher une aide, et qu'on tombe dans une procédure d'urgence. Alors, en l'espèce, c'est la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) qui imposeront leurs conditions.

Dès lors, la situation échappera  aux Etats. Certains députés dénoncent une perte de souveraineté. Ce qui est certain, c'est qu'il s'agit-là d'un tout nouveau dispositif. Une fois ratifié, ce sera pour le meilleur et pour le pire.

bfmbusiness

22.02.2012

Grèce : Commentaires de la presse internationale 22/02/2012

Un plan de sauvetage pour… les banques européennes

Le rapport secret sur la dette de la Grèce : Athènes aura besoin d'encore plus de milliards pendant encore plus longtemps

Pour les Grecs, les responsables de la crise ne sont ni à Bruxelles, nià New York, mais à Athènes

Malgré l'aide de 130 milliards, les Grecs n'y croient plus

“Nous n’avons plus le droit à l’erreur”

La Grèce – Du sang et des larmes

Plan de sauvetage: la Grèce votera jeudi

« La Grèce vers la révolution » Nigel FARAGE (Parlement Européen)

Nigel Farage, une fois de plus, frappe fort sur les membres de la commission européenne 

 « Vos politiques ont conduit la Grèce vers la révolution et vous n'avez encore rien vu ». 

Un député peut-il gagner plus que le plafond maximal autorisé fixé à 9700 euros brut par mois ?

Chers élusLe revenu des députés est connu : de 7064 euros brut par mois à 9700 euros (plafond maximal pour les députés qui cumulent les mandats). Sauf que de nombreux députés gagnent plus. Il existe en effet une zone grise de la rémunération, une part qui est détournée de son but initial : le "crédit affecté à la rémunération de collaborateur". Une enveloppe de 9066 euros par mois. Dans son livre Chers élus, le journaliste Vincent Quivy raconte comment les députés arrondissent leurs fins de mois en piochant dans cette cagnotte mensuelle.

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La grande braderie européenne

For Sale (2).jpgDans toute l’Europe, les Etats cherchent des moyens rapides de trouver des fonds. Apparemment, tous ont eu la même idée : vendre le patrimoine national.

Qu’ont en commun le mardi gras portugais, le soleil grec, les pur-sang irlandais et la loterie nationale espagnole ? Réponse : ils sont tous soit mis en vente, soit supprimés par des gouvernements européens qui ne savent plus quoi inventer pour ressusciter leurs finances après avoir vécu pendant dix ans au-dessus de leurs moyens. Les Etats du continent sont de plus en plus nombreux à vendre leur argenterie, braderie du patrimoine européen sans aucun précédent.

La Grèce est sans doute celle qui a mis le plus aux enchères, pour près de 50 milliards d’euros de trésors nationaux, mais d’autres ont eu la même idée. Sous des cieux plus cléments, ces solutions désespérées paraîtraient au mieux ambitieuses. Sauf que les cieux en question n’ont en ce moment rien de clément.

Et, si tout le monde débarque sur le marché en même temps, les prix ne vont pas manquer de dégringoler. La Grèce, par exemple, n’a pour l’heure récolté que 180 millions d’euros sur son objectif annoncé de 50 milliards.

Logiquement, les acheteurs ne devraient pas manquer. La Chine veut investir ses richesses dans les moindres coins et recoins de la planète, tandis que les pays du Moyen-Orient sont toujours prêts à dépenser l’argent que leur rapporte le pétrole.

Il est difficile de savoir s’il faut s’en réjouir ou non. D’un côté, tout ce qui peut nous permettre d’échapper à la dette est bienvenu. De l’autre, une fois vendue, l’argenterie de la famille n’est plus à nous. Alors que nos économies sont de plus en plus dépassées par la Chine et l’Inde, on court le risque grave de voir la situation ne jamais redevenir ce qu’elle était.

Tom Bawden - Charlie Cooper - THE INDEPENDENT via Presseurop

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21.02.2012

Un plan de sauvetage voué à l'échec, c'est la troïka qui le dit


Finacial Times.jpg"Le cauchemar de la dette grecque mis à nu", titre le Financial Times après s’être obtenu un rapport “
strictement confidentiel", élaboré et distribué la semaine dernière aux responsables de la zone euro par les analystes de la troïka [UE, BCE, FMI].

Les 10 pages de ce rapport intitulé "Analyse sur la viabilité de la dette grecque", explique en susbtance que :

Même en envisageant le scénario le plus optimiste, les mesures d'austérité imposées à Athènes risquent de faire plonger le pays dans une récession si importante que la Grèce ne sera pas capable de sortir du trou de sa dette au cours des trois années du nouveau plan de sauvetage de 170 milliards d'euros (136 milliards débloqués qui viennent s’ajouter aux 34 milliards d’euros restant du premier plan de sauvetage de 110 milliards).

Selon le rapport, les deux grands principes du plan de sauvetage pourraient bien se révéler auto-destructeurs :

Obliger la Grèce à l'austérité pourrait entraîner une hausse importante du niveau de la dette en affaiblissant considérablement l'économie. De plus, la restructuration de la dette de 200 milliards d’euros pourrait bien empêcher le retour du pays sur les marchés financiers en raison de son effet dissuasif sur les investisseurs privés.

Le rapport estime que la dette grecque se résorbera bien plus lentement que ce qui est espéré :

A seulement 160% du PIB d’ici 2020, bien loin de la cible de 120% du PIB fixée par le FMI. Dans ce cas de figure, la Grèce aurait besoin d'une aide de 245 milliards d'euros, soit bien plus que les 170 milliards projetés par les ministres de la zone euro au cours de leurs discussions qui se sont déroulées dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 février à Bruxelles.

Financial Times via presseurop

Tragédie Grecque : entracte, ... et commentaire par O.Delamarche

Tragédie grecque.jpgOlivier Delamarche commente l'accord obtenu cette nuite entre la troïka et la Grèce : 

"On pourrait tous faire une petite minute de silence... c'est l'heure des condoléances pour les Grecs,... au passage ça nous aura coûté 130 mds de plus !"

 

 

Olivier Delamarche - Mario Draghi va imprimer... 

Contribution des états aux MES

Quelle est la participation des Etats au Mécanisme Européen de Satbilité ? et selon quelles modalités ?

Pages de MES 62.jpg

Télécharger le texte intégral du MES (en français)

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A quoi doivent s'attendre les créanciers privés de la Grèce?

Banque Grecque.jpgLa Grèce se prépare à effacer près de 110 des 350 milliards d'euros de sa dette publique, à l'issue d'une opération de restructuration volontaire de la part de ses banques créancières, inédite par son ampleur dans l'histoire financière mondiale. Décryptage d'une opération de restructuration financière d'une ampleur inédite.

Le record était jusqu'ici détenu par l'Argentine, dont la dette atteignait 82 milliards de dollars (73 milliards d'euros environ au cours de l'époque) lorsqu'elle avait fait défaut, en janvier 2002.

Dans le cas de la Grèce, il ne s'agit pas d'un défaut mais d'un montage complexe, consenti par les créanciers publics et privés.

24heures.ch

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La Grèce est sauvée...

Fin de la tragédie Grecque ? 
Les institutions privées ont limité les pertes... 
130 mds € pour les contribuables européens...
Que reste-t-il aux Grecs ?
The Guardian publie un article : " Grèce , le spectre de la guerre civile"

Fin du 1er acte !!! ... à suivre ....

La gréce est sauvée.jpg

Dessin "détrourné", initialement :

"L'Europe est sauvée, il ne reste plus qu'à sauver les européens !"

18.02.2012

« Cet argent que l’Allemagne doit à la Grèce »

L'allemagne laisse tombre la grece.jpgEn pleine tourmente européenne, alors que la Grèce et son peuple sont mis en accusation par une Europe prospère, quel étonnement d’apprendre que le vieux contentieux des réparations de guerre n’a toujours pas été réglé entre l’Allemagne et la Grèce.

L’Allemagne n’a toujours pas payé à la Grèce les montants gigantesques des réparations de guerre après les crimes que le Reich allemand a infligée au berceau de la démocratie !

D’évidence, il faut rafraîchir la mémoire de l’Allemagne qui se targue d’une conduite économique et financière exemplaire mais oublie le reste.

politique.com

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Ces Européens qui partent

Ces européens qui partent.jpgIls quittent la crise pour de nouveaux mondes

• C’est un phénomène récent et qui s’accélère. Ils sont des dizaines de milliers d’Européens à quitter chaque année leur pays parce que la situation économique y est chancelante.
• Jeunes et moins jeunes, ils sont généralement ­qualifiés et attirés par les pays qui “recrutent”, épargnés par la crise.

 Philippe Thureau-Dangin, directeur de la rédaction de Courrier international, présente le numéro 1111, "Ces Européens qui partent" (16 au 22 février 2012).

Un pays irrécupérable depuis 150 ans

Percluse de dettes, ne tenant que grâce au soutien des puissances européennes, handicapée par une administration inefficace : ce diagnostic sans concession du mal grec a été établi par le Français Edmond About... en 1858. Un texte qui circule aujourd’hui en Europe.

Edmond About.jpgEdmond About (1828-1885) 

Homme de lettres et journaliste français. Membre de l’Académie Française et de l’Ecole française d’Athènes, il a vécu plusieurs années en Grèce, où il a rédigé son essai La Grèce contemporaine (1854). Il est également connu pour ses chroniques dans de nombreux journaux français et ses romans pour enfants.

Source : FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG - via Presseurop 

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Comment Bruxelles détruit la Grèce

Grece 4.jpgPlongée dans une dépression catastrophique, la Grèce est saignée à blanc par une UE “incompétente” et son commissaire aux Affaires économiques et monétaires “insensible”, Olli Rehn, accuse Peter Oborne dans un réquisitoire enflammé.

Toute ma vie d’adulte, j’ai vu l’establishment britannique considérer généralement l’UE comme une force positive dans un monde agité, peut-être un peu incompétente et corrompue, mais inoffensive.

Une idée qu’il devient de plus en plus difficile de défendre, car cette association de nations dévoile soudain un côté tout à fait déplaisant : elle se mue en un oppresseur implacable qui n’a que mépris pour la démocratie, l’identité nationale et la subsistance des gens de la rue.

Cette semaine, peut-être avons-nous vécu un tournant, avec la dernière intervention de Bruxelles en date : les bureaucrates menacent de pousser un pays entier à la faillite si les partis de l’opposition ne s’engagent pas à soutenir le plan d’austérité promu par l’Union. Replaçons le problème grec dans le contexte qui convient.

Peter Oborne Peter Oborne (né en1957) est un chroniqueur britannique pour les quotidiens conservateurs Daily Telegraph et Daily Mail. - via Presseurop

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17.02.2012

Le scénario catastrophe grec

Géopolitique Greque.jpgQuelles seraient les conséquences géopolitiques d’une faillite de la Grèce? Dans un long article très argumenté, le professeur Thanos Dokos, directeur général de la fondation ELIAMEP (Fondation hellénique pour la politique européenne et étrangère), l’équivalent grec de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales), envisage le pire.

L’opinion publique grecque, dégoûtée, se détournerait de l’Europe, et même de l’Alliance atlantique et regarderait vers l’est, en particulier vers la Russie et la Chine. Elle reprendrait goût aux solutions autoritaires. Le flanc sud de l’OTAN serait déstabilisé. Les incidents se multiplieraient entre navires grecs et turcs sur fond de rivalité pour l’exploration des ressources de pétrole et de gaz en mer Egée. La tension monterait à nouveau à Chypre. Athènes et Ankara, membres de l’OTAN, seraient, comme dans les années 1990, au bord de la guerre.

Dominique Dhombres - Slate.fr

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le Parlement européen et Mario Monti jugent le remède trop violent

Grèce 3.jpgLa Grèce aura-t-elle même le temps de guérir avant de mourir ? De plus en plus de voix se font entendre pour dénoncer le remède de cheval infligé à la Grèce par l’Union européenne et le Fonds monétaire internationale (FMI). Les manifestations massives de dimanche dernier à Athènes et dans plusieurs autres villes du pays ainsi que les véritables scènes de guérilla urbaine qui ont été diffusées en boucle sur toutes les télévisions du monde ont manifestement ébranlé un certain nombre de certitudes : le seuil de l’intolérable a-t-il été atteint ?

Des interrogations qui ne semblent pas, pour l’instant, avoir atteint les ministères des Finances : la zone euro n’a pas hésité à reporter à lundi prochain sa décision, attendue d’abord pour mercredi soir, d’apporter une nouvelle aide de 130 milliards d’euros à la Grèce (à laquelle s’ajoutera un abandon de 100 milliards d’euros d’obligations par les créanciers privés), rapprochant un peu plus le pays de la cessation de paiement. Les grands argentiers reprochent à Athènes de ne pas avoir identifié précisément des mesures d’économies d’un montant de 325 millions d’euros, une goutte d’eau dans un plan d’austérité portant sur plusieurs milliards d’euros supplémentaires…

les coulisses de Bruxelles

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Crise de la zone euro : des obligations... de résultats

eurobondLeur nom est « Bonds », « Eurobonds ». Ils sont régulièrement appelés à l'aide pour conjurer la crise dans laquelle se débat la zone euro et les députés européens se prononceront sur l'opportunité de les introduire le 15 février. Sont-ils vraiment la botte secrète dont les Etats européens ont besoin ? Et comment travaillent-ils ? Petite explication de ce que sont les euro-obligations.

Une obligation (bond en anglais) est en fait un contrat de prêt. Si un investisseur prête de l'argent à un Etat, il reçoit en échange une obligation. Plus il estime que le risque qu'il ne soit pas remboursé est élevé, plus il demande un taux d'intérêt élevé.

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Sortie de l'Euro, Incohérences et mensonges...

Au delà de la polémique de cette vidéo entre l'UPR et le FN, il est intéssant de voir la démonstration des coûts d'un député Européen, et la rente de ces députés qui visiblement n'auront pas la volonté de sortir de l'Europe, vue la rente de fonction assez conséquente.

A quand un peu de transparence, et le retour à la réalité économique des oligarchies Européennes ?

... et que penser de nos élus nationaux ?


Marine Lepen: Sortie de l'Euro, Incohérences et... par JeanRex974

16.02.2012

L'Allemagne au banc des accusés

Tragédie Greque.jpg(Athènes) L'intransigeance de l'Allemagne, qui fait pression depuis des mois sur Athènes pour obtenir l'imposition de sévères mesures d'austérité, passe très mal auprès de la population grecque.

Plusieurs résidants de la capitale se lancent spontanément dans des tirades germanophobes lorsqu'on leur demande de commenter l'attitude des autres pays européens relativement à la crise secouant leur État.

Georges Akrivos affirme avoir l'impression de revivre l'occupation du pays par l'armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale.

«Ils ont tout détruit ici pendant la guerre. Et ils sont en train de refaire la même chose maintenant», a indiqué hier le retraité de 82 ans, qui se souvient encore de l'arrivée des troupes nazies dans sa ville.

M. Akrivos, qui se reposait devant un monument commémorant la drachme lorsque La Presse l'a rencontré, pense que les autorités grecques devraient abandonner l'euro et réintroduire l'ancienne devise au plus vite pour se soustraire aux impératifs allemands. Stella Agrafiotou, une employée de la télévision publique qui va occasionnellement prêter main-forte aux personnes les plus affectées par la crise dans un centre communautaire, s'emporte aussi contre les exigences de Berlin.

«Nous devons suivre ce qu'ils demandent parce qu'ils sont trop forts, les Allemands, comme Hitler. Ils jouent avec nous», déplore la femme de 58 ans.

Ce sentiment antiallemand s'exprime aussi dans les manifestations, où il n'est désormais pas rare de voir des personnes brandissant des drapeaux nazis.

À l'automne, des Grecs indignés ont fabriqué une affiche montrant la chancelière allemande Angela Merkel en costume nazi. Elle portait au bras gauche un bandeau avec une croix gammée entourée par les étoiles du drapeau de l'Union européenne et était décrite, sommairement, comme une «nuisance publique».

L'analogie nazie est aussi évoquée par les caricaturistes dans certains médias. L'un d'eux a notamment représenté le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, en train de faire le salut nazi devant des officiels européens.

Georges Akrivos, qui vit modestement avec une pension de 600 euros par mois, se dit «tout à fait» à l'aise avec l'analogie nazie. Il pense que ses compatriotes et lui doivent renoncer à l'euro pour se soustraire à l'influence étrangère et pouvoir «faire ce qu'on veut»

Marc Thibodeau, envoyé spécial - laPresse.ca

L'union monétaire n'est que le début de l'union politique

Interview :

Benoit Coeure.jpgBenoit Coeuré, 42 ans, est, depuis le 1er janvier et pour huit ans, le nouveau Français du directoire de la BCE, l’organe de six membres qui dirige l’institut d’émission de Francfort. Ancien numéro 2 du Trésor français, ce polytechnicien (non énarque) marque un vrai renouvellement des générations au sein de la BCE, après la nomination de Jens Weidmann, 44 ans, à la tête de la Bundesbank. C'est la première fois qu'il s'exprime depuis sa nomination.

Voici la version complète de l'interview. 

(Source : Les coulisses de Bruxelles)

Il ne faut pas punir les Grecs

Le continent perdu.jpgDans son ouvrage "Europe: le continent perdu ?", Philippe Maystadt, l'ancien président de la Banque européenne d'investissement, esquisse des pistes de sortie de crise pour l'Europe et préconise de ne pas culpabiliser la Grèce pour les erreurs commises mais de l'aider sous condition.

L'ancien ministre belge des Finances publie "Europe: le continent perdu ?" un livre dans lequel il s'interroge sur le déclin de l'Europe: est-il inéluctable? C'est la question que se pose Philippe Maystadt.

Cet ouvrage veut donner une réponse lucide aux eurosectiques: "Il y a des faiblesses structurelles de l'économie européenne", reconnaît l'ancien président de la BEI: il n'y a pas assez de gains de productivité, d'innovations et d'investissements, et l'Europe désindustrialise. Il faut mieux coordonner les politiques économiques, dit Philippe Maystadt. 

Rtbf.be

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Des complicités européennes

Prévélakis.jpg

Dans Le Figaro, le géopoliticien d’origine grecque Georges Prévélakis se demande si les faiblesses de la société grecque (“l’État surdimensionné, le clientélisme, la corruption, l'incompétence de l'administration et le manque de compétitivité”) sont uniquement la faute des Grecs :

"N'a-t-on pas toléré, voire encouragé, le clientélisme et la distribution de la rente européenne pour éviter des débordements politiques qui auraient pu menacer le rôle de la Grèce dans le dispositif militaire occidental? Qui pourrait imaginer que les réseaux de corruption situés au plus haut niveau de l'État grec n'ont pas bénéficié de complicités européennes? L'encouragement méthodique de la consommation ostentatoire n'est-il pas lié aux lobbys des pays exportateurs de voitures de luxe? Le rachat des industries grecques par des groupes européens soucieux de récupérer le réseau de distribution de celles-ci n'a-t-il pas contribué au creusement du déficit commercial?  […] On peut difficilement prétendre qu'il n'y a eu que les Grecs à avoir profité du laxisme qui s'est instauré dans leur pays."

Les solutions envisagées par l’Europe –  ”tutelle, voire mise de la démocratie entre parenthèses” –  constitueraient selon Prévélakis

"un pas de plus vers la dérive post-démocratique de l'Europe. Ce serait oublier que l'identité grecque s'est construite autour du thème de la résistance, considérer naïvement que les menaces, les humiliations et les pressions pourront contenir une colère populaire qui s'exprime aujourd'hui par un anti-occidentalisme aigu. Les printemps arabes ne sont pas si loin." 

La thérapie mortelle de Bruxelles

Thérapie mortelle.jpgL’Eurogroupe vient de reporter sa décision d'une nouvelle aide à Athènes, exigeant de nouvelles garanties politiques à la mise en oeuvre des plans d'austérité. Mais plutôt que des coupes brutales, ce sont d'une restructuration et de la solidarité de ses partenaires dont le pays aurait vraiment besoin, clame Die Zeit.

Dernières nouvelles d’une Europe divisée : pour la première fois, les exportations allemandes atteignent les 1 000 milliards d’euros. La conjoncture est au beau fixe, les revenus fiscaux augmentent, le chômage décroît. [le syndicat] IG Metall, face aux bons résultats des entreprises, réclame une hausse de 6,5% des salaires. L’Allemagne, Ile des Bienheureux.

Venons-en à la Grèce, un pays en plein bouleversement, précipité dans l’abîme. Le gouvernement de transition décide, sous la pression de la troïka (UE, BCE,FMI), d’imposer un nouveau train de mesures d’économies draconiennes. Les salaires devraient baisser de 20 à 30%. 150 000 personnes devraient être licenciées d’ici 2015 dans le service public. L’économie s’effondre, elle devrait encore reculer d’au moins 8% cette année. Et le pays n’est toujours pas à l’abri de la faillite.

Le deuxième plan de renflouement de l’UE, d’un montant de 130 milliards d’euros, est pourtant gelé. Les ministres des Finances de la zone euro doutent en effet que le gouvernement Papadémos soit en mesure de faire appliquer les mesures d’austérité annoncées.

Non sans raison. Car les coupes déjà décrétées ne fonctionnent pas, parce qu’elles ne font qu’aggraver les problèmes. Et parce que les Grecs opposent une résistance farouche au programme de paupérisation et de déchéance de leur pays.

Ludwig Greven - DIE ZEIT HAMBOURG - Presseurop

 

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