16.05.2012

Pour surmonter la crise, il faut se redonner du temps

L'Europe, hélas, n'en a pas fini avec la crise de la dette. Les plans de sauvetage, le récent traité budgétaire, les gestes de la BCE ont permis de tenir un temps. Mais la résurgence des tensions sur les dettes grecque, espagnole, italienne, rappelle que la situation reste extrêmement précaire. Précaire car non résolue au fond.

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Entendons-nous bien. Les principaux ingrédients pour surmonter cette crise sont connus et, pour l'essentiel, déjà en place. Il faut bien sûr plus de discipline budgétaire collective pour réduire les déficits publics : c'est l'objet du récent traité budgétaire. Il faut aussi, on l'aura compris, que les Européens retrouvent le chemin de la croissance : ce sera l'objet des discussions du prochain sommet européen. Il faut surtout y ajouter une variable clef, celle du temps. La convergence vers l'équilibre des finances publiques, en effet, nécessite du temps : du temps pour conduire les réformes, du temps pour l'accompagnement social, du temps pour loger des mesures de croissance. Autrement dit, du temps pour le retour sur investissement. Faute de quoi, nous risquons d'être piégés dans un cercle vicieux : ajustement brutal des dépenses publiques, impact négatif sur la croissance, effondrement des recettes fiscales qui nécessite de nouvelles mesures d'austérité. Sans parler d'une exacerbation des tensions sociales aux conséquences politiques extrêmement préoccupantes : retour des nationalismes, déconstruction de l'euro et de l'Europe, menaces sur la démocratie.

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08.05.2012

Les experts - Bfm : Jacques Sapir 7 mai 2012

Le retour au Franc est ce possible ? la loi Pompidou de 1973; Décryptage du résultat de l'élection en Grèce du 6 mai 2012, contre quoi faut il changer ses euros ? 

Une nouvelle donne en Europe

La plupart des journaux européens saluent la victoire du candidat socialiste lors de la présidentielle française mais soulignent que, parmi les défis qui l’attendent, viennent en tête les relations avec l’Allemagne et son attitude vis-à-vis du pacte budgétaire voulu par son prédécesseur Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel.

Guardian.jpg“‘Un nouveau départ’. Le président Hollande s’engage à changer la direction de l’Europe” : pour le quotidien londonien The Guardian, le candidat socialiste “a remporté une victoire éclatante, non seulement pour lui […], non seulement pour la France, mais pour la gauche en Europe aussi”.

Nicolas Sarkozy est le onzième dirigeant européen à tomber depuis que la crise financière a éclaté et ce résultat représente davantage qu’un coup de semonce pour les anciens partisans du président sortant qu’étaient Mme Merkel ou David Cameron. La nouvelle direction de la France est un coup mortel au traité budgétaire qui a été la réponse de l’Europe à la crise.

Frankfurter.jpg“Frau Merkel, j’arrive”, titre le quotidien de Francfort Frankfurter Rundschau. Dès sa proclamation, le président-élu a annoncé qu’il effectuerait sa première visite à l’étranger auprès de la chancelière allemande, qui devrait s’accomoder de ce nouveau partenaire, malgré leurs différences idéologiques :

Merkel ne serait pas Merkel si elle n’était pas capable de changer de cap. Elle n’a pas de problèmes idéologiques avec les sociaux-démocrates [elle a gouverné avec eux de 2005 à 2009], même s’ils s’appellent socialistes. Hollande ne proclamera pas la révolution. Il devra apprendre à s’adapter, comme Merkel l’a fait lors de la crise grecque.

Corriere.jpg“Hollande l’emporte, le défi en Europe commence”, titre le quotidien milanais Corriere della Sera, pour qui le nouveau président français est “un dirigeant normal pour des temps exceptionnels”.

Le message de ce mois de mai français, en ces temps de crise, de déclin citoyen et de l’anti-politique, est donc plein d’espoir. Pour la France et pour l’Europe qui regarde la France. […C’est] aussi un choix de défense, contre l’Europe des sacrifices sans équité et de la rigueur sans croissance. […] La France de Hollande ne rêve plus du socialisme dans un seul pays, mais d’un peu plus de social-démocratie en Europe.

Mundo.jpgPour El Mundo, “La victoire de Hollande ouvre une incertitude en Europe” : le quotidien conservateur s’inquiète en effet de la forme que prendra la “nouvelle ère” qui s’ouvre “pour la France et pour le reste du continent.”

Jamais une élection présidentielle en France n’a eu autant de répercussions en Europe. […] La victoire du candidat socialiste brise l’hégémonie du centre-droit de la dernière décennie et suscite des doutes quant à la cohabitation avec la chancelière Angela Merkel, avec laquelle [le président sortant Nicolas] Sarkozy a voulu l’accord d’union budgétaire et les politiques d’austérité.

Morgen.jpg“Un nouveau départ pour l’Europe", estime De Morgen, pour lequel, toutefois, “le socialiste Hollande se trouve tout de suite sur le chemin de l’affrontement avec l’Allemagne sur la question de l’austérité”. Dans un éditorial, le quotidien note que  

la question de savoir si Hollande pourra réaliser ce revirement européen [vers des mesures de croissance], reste grande ouverte. Nous nous projetons déjà sur son premier voyage à Berlin, où il devra conclure un compromis historique avec une Merkel rigide. Ces discussions se dérouleront dans un climat houleux, suite aux élections parlementaires qui ont morcelé le paysage politique en Grèce hier. [...] L’Europe est devenue plus rouge depuis hier. Mais en même temps, les nuages orageux au-dessus du continent sont devenus plus sombres.

Dagens.jpgA Stockholm, le Dagens Nyheter constate que si, sur l’immigration et les minorités, le nouveau président a choisi un chemin plus tolérant et ouvert que celui de Nicolas Sarkozy, “il soulève des questions inquiétantes en ce qui concerne la politique économique”

Si Hollande brise le pacte budgétaire, cela engendrera de sérieux problèmes. L’Europe a besoin de croissance, mais sans une barrière efficace contre les importants déficits budgétaires des Etats membres, l’euro aura du mal à survivre. Cela porterait atteinte à l’union monétaire et à leur capacité à prendre des décisions communes. Voilà pourquoi il semble difficile que Hollande demande sérieusement de renégocier le pacte. Il est plus vraisemblable qu’il se contente d’ajouter un protocole plus inoffensif sur l’importance de la croissance.

Hosposdarsk.jpgDans le quotidien pragois Hospodářské noviny, l’éditorialiste Martin Ehl estime qu’une “autre Europe” est sortie de ce “week-end électoral”. Les élections présidentielle en France et législatives en Grèce démontrent que le Vieux continent fait face à “une nouvelle Révolution française”. Celle-ci secoue le consensus autour de l’intégration européenne, qui traverse sa plus profonde crise depuis les années 1950 :

Les Européens attendent davantage de leurs dirigeants qu’ils se limitent à des coupes budgétaires. […] Après le pacte budgétaire, l'Europe aura besoin de penser l’économie de manière innovante.

Presseurop

05.05.2012

Rtbf : Fatigués de 15 ans d'austérité, les Allemands se mobilisent

Les conflits salariaux se multiplient en Allemagne, où les salariés veulent enfin cueillir les fruits de 15 années d'austérité face au patronat qui s'inquiète d'un ralentissement de la conjoncture.

Austérité Allemagne.jpg

Dans un rituel de l'agenda social allemand, IG Metall, qui se présente comme le premier syndicat au monde, a montré ses muscles cette semaine, organisant des débrayages à travers tout le pays qui ont réuni plus de 160.000 salariés.

Ces manifestations de travailleurs portant casquettes ou capes rouges, ont touché des icônes du modèle allemand, comme Bosch, BMW ou Siemens.

Outre le syndicat qui négocie pour plus de 3,5 millions de salariés de la métallurgie, des machines-outils, de l'automobile ou encore des semi-conducteurs, son homologue des services Verdi a organisé des grèves réunissant 15.000 salariés de Deutsche Telekom et compte en faire autant dans la banque (220.000 salariés concernés).

"La pression monte au baromètre des négociations salariales", s'est félicité le dirigeant d'IG Metall en Rhénanie-du-nord Westphalie, où se trouve la vallée industrielle de la Ruhr, Oliver Burkhard. "Cela signifie clairement que le patronat doit se bouger".

De trop fortes hausses de salaires "affaibliraient les entreprises, ce que certaines ne peuvent se permettre", a déclaré de son côté le patron des patrons de la métallurgie, Martin Kannegiesser, alors que les derniers indicateurs signalent un ralentissement net dans l'industrie.

L'Allemagne a mangé son pain blanc, estiment les patrons

IG Metall réclame 6,5% de hausse de salaires, mais la dernière session de négociations a échoué, le patronat n'étant prêt à accorder que 3%.

Les dirigeants d'entreprises estiment que l'économie allemande a mangé son pain blanc en 2010/2011 et va maintenant pâtir de la crise qui frappe ses voisins européens.

"L'industrie a eu de très bons résultats l'an dernier (et) les salariés veulent leur juste part", cependant "la réussite de l'économie allemande semble s'émousser", analyse Hilmar Schneider, de l'Institut de recherche sur l'avenir du travail (Bonn).

L'Allemagne, avec un chômage de seulement 7%, commence à ressentir les effets de la crise qui frappe ses voisins, même si elle continue de mieux s'en tirer.

Cette année, le niveau des "revendications est inhabituel, tranchant avec une longue période de 15 années de retenue salariale", souligne Eckart Tuchtfeld, spécialiste du marché du travail chez Commerzbank.

Quelle que soit l'issue du bras de fer, "les accords seront plus élevés" que les années précédentes, prédit-il, notamment en raison des 6,3% de hausse sur deux ans obtenus par deux millions de salariés de la fonction publique en avril.

"Nous avons l'impression que (ce mouvement) ne concerne pas que cette année, mais qu'il y a un vrai tournant vers de plus larges augmentations, de 3% par an contre 1 à 2% avant", estime M. Tuchtfeld.

Selon lui, ces négociations marquent un revirement pour des syndicats qui marchaient main dans la main avec le patronat, faisant des concessions sur les salaires pour favoriser la compétitivité des entreprises au nom de l'emploi.

Dans l'ensemble, "le pouvoir des salariés se renforce" dans de nombreux secteurs qualifiés, où le manque de main d'oeuvre va s'accroître en raison du vieillissement accéléré de la population allemande, abonde Günter Warsewa, directeur de l'Institut pour le travail (université de Brême).

Rtbf - AFP

03.05.2012

Bfm Tv : Chronique de l'Eco - 2 Mai 2012

Le chômage monte en Europe

" l'euro est la monnaie la plus élevée de la planète et est en train d'asphixier tous les pays du sud !"

30.04.2012

Michel Santi : Notre république bananière

Nos pays Occidentaux seraient-ils devenus des républiques bananières? La collusion entre pouvoir public et oligarchie est une constante qui débouche systématiquement sur une confiscation des profits et sur une mise en commun des pertes. Nous sommes donc bien en république bananière. Passons sur l’économiste Roubini qui définit nos tourmentes comme étant « une crise de solvabilité (…) car les pertes des institutions financières ont été socialisées et reportées sur le bilan de l’Etat. ». Par ailleurs, Stiglitz ne met-il pas dans le mille en évoquant un « socialisme pour les riches » ? Ou encore Taleb qui déplore que la masse des passifs « appartient aujourd’hui au Gouvernement (…) qui les transformera en dettes à régler par nos enfants et petits enfants »?

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28.04.2012

Marianne : Un appel franco-allemand d'économistes pour une sortie paisible de l'euro

Eh oui ça existe, un groupe d'économistes français et allemands débattent depuis des mois de l'hypothèse d'une sortie concertée de l'euro, ou plutôt de sa transformation en monnaie commune. Marianne était l'un des rares médias présents à leur conférence de presse.

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Il n’y avait pas foule ce vendredi 27 avril matin dans les salons de l’hôtel Bedford. Il faut dire que la réunion programmait non pas un de ces défilés de lingeries relayés jusque dans les 20h des chaines nationales, mais une austère réunion d’économistes allemands et français. Et le thème, proposer une sortie pilotée de l’euro, n’avait rien pour allécher les grands média nationaux tout occupés à la campagne et peu curieux de ce genre de propos. Avec Marianne, un autre média français avait fait le voyage en métro pour venir écouter cet étrange attelage où se mêlaient coté français outre des économistes de l’université quelques représentants du patronnat. 

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27.04.2012

Les députés Européens opposés à répondre à l'immigration par des contrôles aux frontières intérieures

L'immigration n'est pas une raison suffisante pour réintroduire des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen. Voilà la position qu'a adoptée la commission parlementaire des libertés civiles le 25 avril. La réintroduction de contrôles ne peut être qu'un dernier recours, estiment les députés. Entretien avec la Roumaine Renate Weber (Libéraux et démocrates), qui a piloté la position du Parlement.

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 Un sujet qui mérite de l'attention ! Voilà un bon exemple de la démocratie européenne.

Interview :

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26.04.2012

Bfm TV : Les experts - Charles Gave

Charles Gave, un autre économiste parle, sur Bfm Tv - les Experts, de la situation économique de la zone €.

Une autre analyse, la même conclusion !

12 minutes d'informations essentielles.

24.04.2012

Handelsblatt : La crainte de l’isolement

“L’Europe est-elle en train d’échouer ?”, s’alarme Handelsblatt. En France, le Front national a obtenu près de 18% des voix à l’élection présidentielle, et aux Pays-Bas, le populiste Geert Wilders a fait chuter le gouvernement en refusant de soutenir sa politique d’austerité. Comme ses confrères allemands, le quotidien économique constate que l’Allemagne commence a perdre ses alliés politique et ressent une véritable crise de confiance dans la politique européenne.

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La montée de l’extrême droite montre que dans beaucoup de pays, la politique n’a pas encore trouvé de réponses aux solutions simples des populistes. Le langage de l’UE et des gouvernements nationaux ne réussit pas à toucher les électeurs qui acceptent volontairement les slogans faciles des populistes

Sur un plan plus pragmatique, cette tendance est une mauvaise nouvelle pour la chancelière Angela Merkel, comme le remarque la Süddeutsche Zeitung :

Pour le gouvernement allemand, la chute du gouvernement au Pays-Bas est amère. Il perd ainsi un allié très important dans la politique d’austérité. Et bientôt Angela Merkel pourrait perdre son soutien le plus important. Le président francais a perdu le premier tour de l’élection présidentielle. L’ambiance est similaire en Espagne et en Italie. De ce point de vue, que l’on ait donné plus de temps à ces deux pays pour réduire leurs dépenses ne changera pas grand-chose. 

Presseurop

22.04.2012

Michel Santi : Pour les allemands, c’est faites ce que je dis mais pas ce que j’ai fait!

Les Allemands se trompent grossièrement de diagnostic. Les raison profondes de la déliquescence européenne n’ont en effet strictement rien à voir avec le storytelling que l’on nous sert en boucle depuis des années et selon lequel un certain nombre de pays auraient vécu très au-dessus de leurs moyens.

Faites ce que je dis.jpg

Sinon, l’Espagne – pour ne citer qu’elle – ne connaîtrait pas ses déboires actuels… elle qui a accumulé pendant des années les excédents budgétaires pendant que c’était l’Allemagne qui contrevenait aux règles européennes sur les déficits. Souvenons-nous de l’excédent budgétaire espagnol qui était de 1.9% du P.I.B. du pays en 2007 alors qu’il n’était que de 0.3% en Allemagne. Et de la dette publique qui se montait à 27% du P.I.B. espagnol en cette même année quand ce chiffre était de 50% en Allemagne ! La conflagration européenne n’est donc évidemment pas due à des nations irresponsables, dépensières ou indisciplinées. Les tourmentes de ceux qui sont qualifiés de manière méprisante de « PIIGS » proviennent entièrement des établissements financiers allemands et français qui ont vu en eux des poules aux œufs d’or.

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20.04.2012

Le Temps Genève : On ne passe plus !

Libre circulation.jpg

La Suisse a décidé de réactiver la clause de l'accord de libre circulation avec l'UE qui permet de limiter l'octroi des permis de travail aux ressortissants provenant de huit pays d'Europe centrale et orientale, sous prétexte que le nombre élevé d'immigrants provenant de ces pays pose des problèmes d'intégration. 

18.04.2012

Parlement Européen : Après l'austérité, la croissance - débat sur la crise en plénière

La nécessité de renouer avec la croissance et combattre le chômage - notamment le chômage des jeunes - dans la zone euro a encore été au cœur du débat entre les députés européens et le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Ce mercredi 18 avril, de nombreux chefs de groupes politiques ont mis en garde contre le coût social de la crise et exprimé des doutes sur la survie de l'euro, au moins dans sa forme actuelle.

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José Manuel Barroso a présenté deux initiatives prises par la Commission européenne. La première (le "paquet emploi") veut donner des conseils sur la création d'emplois, notamment en encourageant les petites et moyennes entreprises (PME) et en soutenant l'économie verte et la santé. La seconde, qui vise à relancer l'économie grecque, prévoit une série de réformes prioritaires : emploi des jeunes, réforme de la taxation...

Le Président de la Commission a appelé les Etats membres à agir vite et assuré qu'il était si nécessaire prêt à les forcer à mettre en œuvre les réformes votées au niveau européen.

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12.04.2012

L'Echo : La dictature des marchés : un slogan bien commode mais creux

Dictature des marchés.jpgIl traîne maintenant partout, ce thème de la dictature des marchés. Les marchés imposent leur loi aux citoyens. Leur pouvoir exorbitant, non content d’exiger des politiques de rigueur invraisemblables, va jusqu’à imposer des dirigeants à sa botte.

Témoins la Grèce et l’Italie, où, pour ramener la confiance par des réformes impopulaires, Papadémos et Monti, élus ni l’un ni l'autre, ont remplacé des dirigeants élus, et donc démocratiques. On dénonce alors une finance qui met en péril la démocratie. Et on exige sa mise au pas immédiate - croyant naïvement que cela aidera à résoudre la crise.

 
Biens piètres dictateurs pourtant que ces marchés qui ont dû accepter mi-mars d’effacer plus de 75% de la dette qu’ils détenaient sur la Grèce ! Curieuse attitude que celle de M. Papadémos face à des marchés qui l’auraient choisi pour défendre leurs intérêts !

Mais cessons d’affabuler. Qui a conduit Lucas Papadémos ou Mario Monti au pouvoir ? Ni un coup d’Etat ni un passage en force. Aucun rouage démocratique n’a été modifié, encore moins faussé ou détourné. Chaque Parlement a joué son rôle conformément aux règles de la démocratie représentative. Décréter que ces dirigeants sont illégitimes parce qu’on les soupçonne d’être attentifs aux marchés n’a pas de sens.

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A nouveau, la dette de l'Espagne inquiète les marchés financiers

Chronique du 11/04/2012 de Nicolas Doze sur BFM TV.

04.04.2012

Die Presse : L’opaque nébuleuse des agences européennes

Efsa.jpgPeu transparentes, dépensières, sujettes aux conflits d’intérêts : l’indépendance de la vingtaine d’agences spécialisées de l’UE pose des problèmes tant au point de vue financier que du contrôle démocratique, dénonce Die Presse.

Ce que l’on sait très bien, en revanche – grâce à l’infatigable Monica Macovei, députée européenne roumaine spécialisée dans la lutte contre la corruption – c’est la conception qu’ont ces gens-là de leur fonction. Sur la seule année 2010, l’Efsa a déboursé 49 millions d’euros pour des contrats externes "de communication et de gestion".Très exactement 6 157 euros : voilà ce que coûte une réunion du conseil d’administration de l’Efsa, l’autorité européenne de sécurité des aliments. Par personne. On ne sait pas si les quinze membres du conseil d’administration ont été conduit à Parme [siège de l’Efsa] sur des chaises à porteurs, ni s’ils y ont dégusté des œufs de caille pochés tout en parcourant l’ordre du jour.

Comment de tels dysfonctionnements sont-ils possibles?

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31.03.2012

Parlement Européen : Intensifier la réinstallation des réfugiés en 2013

Refugiés.jpg200 000. C'est le nombre de réfugiés dans le monde qui auraient besoin d'être réinstallés chaque année. Un nouveau programme de réinstallation des réfugiés vient d'être adopté et vise à améliorer leur protection au niveau international.

Prévue pour 2013, cette initiative commune du Parlement et du Conseil de l'UE, qui devrait être votée en session plénière jeudi, devrait encourager financièrement les Etats-membres à accueillir des réfugiés. 

La « réinstallation », c'est le transfert de réfugiés du premier pays d’asile, où ils bénéficient d'une protection provisoire, vers un autre pays. La grande majorité des réfugiés dans le monde se trouvent hors de l’Union européenne, dans des pays en développement d’Asie et d’Afrique. Le retour dans le pays d’origine constitue la solution privilégiée pour la plupart d’entre eux. Cependant, pour certains réfugiés, notamment les personnes les plus vulnérables, cette option n'est pas envisageable, la réinstallation étant pour eux la seule solution.

Une incitation financière

Les États membres reçoivent actuellement 4 000 € par personne réinstallée sur leur territoire. Pour les pays qui ne participent pas encore au programme de réinstallation, cette prime passera à 6 000 € par personne pour la première année et 5 000€ par personne lors de la deuxième année. Les sommes perçues resteront ensuite fixées à 4 000€.

"Pour autant, l'argent ne suffit pas : dans notre initiative, nous voulons créer un cadre constructif pour les Etats membres afin d'augmenter le nombre de réfugiés réinstallés", a déclaré le rapporteur du projet, le Portugais Rui Tavares (Verts).

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Rtbf : Le siège du Parlement européen: Bruxelles? Strasbourg? Les deux?

Parlement européen.jpgLe débat sur le siège du parlement européen repart de plus belle. Les députés européens siègent cette semaine à Bruxelles pour une mini session plénière. Et, jeudi soir, ils ont voté massivement une résolution en faveur d'un siège unique.

Quelques députés belges ont voté contre. Ce dossier réapparaît régulièrement sur le devant de la scène, comme le monstre du Lochness.

La question du siège du Parlement européen suscite débat et polémique à intervalles réguliers. Aujourd'hui, les députés européens se partagent entre Strasbourg où se tiennent toutes les sessions plénières et Bruxelles où se tiennent les commissions et quelques minis plénières. Ce double siège va de pair avec une transhumance des députés européens, assistants parlementaires, personnel du Parlement et valises imposantes comportant tous les dossiers. Ce va-et-vient coûte du temps et de l'argent: selon certaines études, jusqu'à 180 millions d'euros par an, un chiffre qui peut faire mal,  surtout en période de crise.

Africa Gordillo - Rtbf info

El País : L'Espagne, un budget d’austérité record

Budget d'austérité.jpgUn "ajustement historique", estime El País, le jour de la présentation par le gouvernement de Mariano Rajoy du budget pour 2012 et au lendemain de la grève générale contre les coupes et la réforme du marché de travail.

Des centaines de milliers de personnes se sont réunies dans les villes espagnoles à l’appel des principaux syndicats, l'UGT et CCOO. Pour le quotidien madrilène, le budget entend "répondre à une bonne partie du mystère d'une équation diabolique : comment réduire 35 milliards d’euros

[revu à 27,3 milliards d'euros par le gouvernement le 30 mars] du déficit public –  de 8,5% à 5,3% du PIB – en pleine récession ?"

Les coupes affecteront les dépenses dans toutes les administrations : les ministères verront leur budget réduit d’au moins 17% en moyenne par rapport à 2011 (au moins 10 milliards d'euros) et les fonctionnaires subiront le gel de leurs salaires pour la deuxième année consécutive.

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11.03.2012

Rtbf.be : Slovaquie, la gauche remporte la majorité absolue aux législatives

SlovaquieLes sociaux-démocrates de l'ex-Premier ministre Robert Fico, victorieux samedi des élections législatives en Slovaquie, auront la majorité absolue au Parlement, selon le résultat après dépouillement de 94% des bulletins.

Le parti social-démocrate Smer-SD a obtenu 45% des voix et aura ainsi 84 députés sur 150 sièges au Parlement, si ce résultat est définitivement confirmé. "L'essentiel, c'est que nous avons réussi avec un programme que nous avons offert aux Slovaques, en tant qu'une alternative à la droite", a déclaré M. Fico devant la presse. "Nous sommes pour la consolidation des finances publiques, mais pas au détriment des gens aux bas revenus", a-t-il poursuivi. 

Pro-européens
 
"Notre programme est nettement pro-européen. Nous vivons au sein de l'UE, nous sommes pour la sauvegarde de la zone euro, pour la sauvegarde de l'euro en tant que monnaie européenne forte", a souligné M. Fico, le Premier ministre pressenti de la Slovaquie, membre de la zone euro depuis 2009. Quatre autres partis seront représentés au Parlement slovaque monocaméral: les chrétiens-démocrates KDH (16 sièges), le nouveau parti "Gens ordinaires" (16), la minorité hongroise du Most-Hid (13) et le SDKU-SD du Premier ministre sortant Mme Iveta Radicova et de son chef de la diplomatie Mikulas Dzurinda (11). 

03.03.2012

Relations UE-Turquie: la commission des affaires étrangères veut une nouvelle dynamique

Erope Turquie.jpg

La commission européenne des affaires étrangères, le 2 mars, ordre du jour : la Turquie ! ,

        • Bonnes relations de voisinage,
        • Réforme constitutionnelle
        • Liberalisation des visas
La résolution est adoptée par 54 voix pour, 7 voix contre, et 2 abstentions, devrait être soumise au vote de la plénière le 29 mars à Bruxelles.

L'UE et la Turquie tireraient avantage de resserrer leurs liens, étant donné leur dépendance mutuelle, le potentiel économique de la Turquie et son rôle d'acteur stratégique dans la région, estime la commission des affaires étrangères dans une résolution adoptée à une large majorité, jeudi. Toutefois, elle appelle la Turquie à régler les questions de Chypre, de l'Arménie et kurde et à progresser en matière de réforme judiciaire et de protection des libertés civiles.

Les députés européens soutiennent l'approche nouvelle et dynamique adoptée par la Commission visant à rapprocher la Turquie des conditions d'adhésion à l'UE. Ils font remarquer que "l'économie de la Turquie a triplé de volume au cours des dix dernières années" et qu'il s'agit de l'une des croissances les plus rapides au monde. Ils soulignent également son rôle majeur de "corridor énergétique de l'UE pour le pétrole et le gaz du Caucase et de la mer Caspienne" et sa proximité avec le développement du pétrole brut et des marchés du gaz naturel irakien.

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02.03.2012

lapresse.ca : Droits de scolarité, le mirage français

Universités.jpgLa France est-elle un modèle enviable ? Vus de loin, les étudiants des universités françaises semblent particulièrement choyés. Les frais d'inscription pour une année en licence (l'équivalent du bac nord-américain) y sont de 177 euros (233 dollars CAN), contre 245 euros (322 dollars) pour une année de maîtrise. Il faut ajouter à cela les cotisations d'assurance maladie (203 euros, soit 267 dollars) et les frais de «médecine préventive» de 4,57 euros (6 $).

Ces tarifs ont toutefois été revus à la hausse entre 2010 et 2011 (+ 1,5% pour les frais de sécurité sociale et + 1,7% pour les droits d'inscription).

Un quart des étudiants français bénéficie en outre d'un système de bourses attribuées selon des critères sociaux. Les boursiers peuvent toucher, 10 mois par année, des prestations mensuelles comprises entre 100 (131 dollars) et 400 euros (527 dollars). Ils sont de plus exemptés de frais d'inscription et paient alors leur année en faculté... 4,57 euros (6 dollars).

Mais le système d'enseignement supérieur français est aussi reproducteur d'inégalités.

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01.03.2012

L'Allemagne modèle européen ? ...

Prières dans les rues.jpgLes universités allemandes formeront des imams.

L'Allemagne, où l'islam est devenu la troisième religion, va pour la première fois former cette année des imams dans ses universités, notamment à Osnabrück où des prédicateurs suivent déjà une formation continue.

Dès la prochaine rentrée dans cette université du nord-ouest de l'Allemagne, un master en cinq ans permettra à 25 jeunes musulmans de devenir imams dans une mosquée, professeur de religion ou chercheur en théologie islamiques.

Une première dans un pays qui compte plus de 4 millions de musulmans, dont 45% ont la nationalité allemande, et où l'intégration des immigrés, en majorité turque, demeure difficile.

La chancelière Angela Merkel veut ainsi favoriser un islam «made in Germany» plutôt qu'importé de l'étranger. 

«Ma génération a grandi ici, l'Allemagne c'est notre patrie», explique le responsable de ce nouveau cycle d'études, Bülent Ucar, un Allemand musulman d'origine turque de 35 ans. «Si notre religion n'appartient pas à ce pays, cela signifie que nous sommes aussi des étrangers».

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29.02.2012

Cherchez l'erreur !!!

Retraites en Europe.jpgLes retraites sont au coeur de la crise, la Troïka a imposé des mesures de rigueur en Grèce, conséquences : réduction des retraites publiques supèrieures à 1300 € de 12%. La Commission Européenne demande le respect du traité de Maastricht en imposant à tous les membres un retour au déficit bugétaire de 3% du PIB : La France revoit son système de retraites et en augmente la durée, ainsi que l'Italie, l'Espagne et le Portugal qui de plus, baissent la pension de leurs citoyens.... et pendant ce temps-là, la Commission fait des propositions pour garantir des retraites adéquates aux européens.... (article ci-dessous, publié le 20/02 par la Commission Européenne)

Il est à noter cependant, personne ne parle de la retraite des élus,.. de quelque pays qu'ils soient !

Pour un Européen sur quatre, la pension de retraite est la principale source de revenus. Les pays de l'UE sont confrontés à la difficulté de continuer à garantir des retraites sûres, justes et viables, alors que, selon les prévisions, le nombre de retraités devrait croître plus vite que la population active.

À l'heure où la crise économique exerce une pression financière supplémentaire sur les budgets nationaux, l'UE cherche les moyens de collaborer avec les États membres afin que les Européens continuent, à l'avenir, à percevoir des pensions de retraite décentes.

Après avoir mené une  consultation sur les régimes de retraite européens et présenté son examen annuel de la croissance pour 2012, la Commission a élaboré un livre blanc pour des retraites viables . Elle propose de mieux équilibrer la durée de la vie professionnelle et la durée de la retraite, de garantir que les personnes s'installant dans un autre pays conservent leurs droits à pension et d'aider les Européens à épargner davantage pour leur retraite.

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24.02.2012

Rose mafia, le livre qui pourrait dézinguer le PS

Rose mafia.jpgL'ancien maire PS de Hénin-Beaumont publie ce jeudi un livre qui révèle le financement occulte du PS dans le Nord-Pas-de-Calais, dans lequel il a lui même été impliqué..."C'est pas un livre anti-PS, ni anti-Hollande. C'est un livre anti-système", prévient Gérard Dalongeville. L'ancien maire socialiste de Hénin-Beaumont (2001-2009) publie pourtant, ce jeudi, un livre très embarrassant pour le parti socialiste, en pleine campagne présidentielle.Dans Rose mafia, Gérard Dalongeville raconte comment des commissions ont été versées illégalement au PS par des entreprises du nord de la France en vue d'obtenir des marchés publics... Un système dont certains aurait également tiré profit personnellement.

L'auteur du livre lui même mis en examen

"Ce système, je le connais bien, puisque je l'ai vécu personnellement en tant que maire. Donc il n'y a pas d'à peu près", insiste-t-il...

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