18.05.2012

Ecouter ce cri qui monte depuis Athènes

Au lieu de traiter les responsables grecs comme des parias et leurs électeurs comme des pestiférés, les dirigeants européens, allemands en tête, feraient mieux de les écouter. Car à force de faire prévaloir les exigences de l’économie sur la démocratie, ils sapent les fondements de l’Union.

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Nous nous habituons tellement vite aux clichés que nous n'en voyons plus les effets pervers, et nous les répétons machinalement, comme si c'étaient des vérités irréfutables, alors que leur rôle est justement de nous remettre dans les rangs. Le danger de suivre le même chemin que la Grèce, par exemple : c'est désormais devenu le mot d'ordre qui nous transforme tous en spectateurs ahuris d'un rite de pénitence, où l'on sacrifie le bouc émissaire pour le bien collectif. Le différent, le difforme, n'a pas de place dans notre cité. Et si les nouvelles élections qui viennent d'être convoquées ne donnent pas la majorité voulue par les partenaires, le destin hellénique sera tout tracé.

Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants insinuer de manière ténébreuse : "Vous ne souhaitez pas, n'est-ce pas, subir le destin de la Grèce ?” La sortie de la zone euro n'est pas prévue par les traités, mais elle peut être subrepticement intimée, facilitée. En réalité, Athènes est déjà tombée dans la zone crépusculaire de la non-Europe, elle est déjà le loup-garou invoqué pour effrayer les enfants.

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BFM Business : 17/05/2012 - Markus Kerber

Markus Kerber était l'invité, le Jeudi 17/05, de Nicolas Doze.

Un analyse pertinente, ... à écouter avec attention

Les experts : L'analyse des professionnels , la pertinence des spécialistes... toute l'actualité du jour décryptée à chaud , sans langue de bois...

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... pour garder une longueur d'avance sur l'info Eco

16.05.2012

UE et Allemagne refusent de renégocier le plan d'aide à la Grèce

Les engagements pris par la Grèce en échange d'un second plan d'aide ne peuvent être modifiés, a averti mercredi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Il fait écho au ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble pour qui "on ne peut pas renégocier" le programme de l'Union européenne, de la BCE et du FMI pour la Grèce.

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Les engagements pris par la Grèce en échange d'un second plan d'aide ne peuvent être modifiés, a averti le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, alors que le pays se dirige vers de nouvelles élections le 17 juin.

"Il n'y a pas moyen de changer les engagements pris par la Grèce et également par les 16 autres pays faisant partie de l'Union monétaire", a déclaré M. Barroso tout en assurant qu'il souhaite le maintien d'Athènes dans la zone euro.

"La Grèce fait partie de la famille. Nous voulons qu'elle reste au sein de la famille de la zone euro et de l'Union européenne (...). Nous voulons rester aux côtés de la Grèce mais c'est désormais aux citoyens grecs de décider", a affirmé M. Barroso en faisant référence aux prochaines législatives "historiques" dans le pays.

"Il est important que les citoyens prennent des décisions en connaissance de cause", a-t-il souligné.

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Pour surmonter la crise, il faut se redonner du temps

L'Europe, hélas, n'en a pas fini avec la crise de la dette. Les plans de sauvetage, le récent traité budgétaire, les gestes de la BCE ont permis de tenir un temps. Mais la résurgence des tensions sur les dettes grecque, espagnole, italienne, rappelle que la situation reste extrêmement précaire. Précaire car non résolue au fond.

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Entendons-nous bien. Les principaux ingrédients pour surmonter cette crise sont connus et, pour l'essentiel, déjà en place. Il faut bien sûr plus de discipline budgétaire collective pour réduire les déficits publics : c'est l'objet du récent traité budgétaire. Il faut aussi, on l'aura compris, que les Européens retrouvent le chemin de la croissance : ce sera l'objet des discussions du prochain sommet européen. Il faut surtout y ajouter une variable clef, celle du temps. La convergence vers l'équilibre des finances publiques, en effet, nécessite du temps : du temps pour conduire les réformes, du temps pour l'accompagnement social, du temps pour loger des mesures de croissance. Autrement dit, du temps pour le retour sur investissement. Faute de quoi, nous risquons d'être piégés dans un cercle vicieux : ajustement brutal des dépenses publiques, impact négatif sur la croissance, effondrement des recettes fiscales qui nécessite de nouvelles mesures d'austérité. Sans parler d'une exacerbation des tensions sociales aux conséquences politiques extrêmement préoccupantes : retour des nationalismes, déconstruction de l'euro et de l'Europe, menaces sur la démocratie.

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15.05.2012

Des « Harraga » espagnols arrêtés au large d’Oran

La crise économique mondiale, qui a frappé les pays européens, et qui a fait des milliers de chômeurs en Europe, mais aussi dans la grande majorité des pays du monde, à l’instar des USA, a donné aux espagnols une idée, utilisée généralement par des africains, et des habitants de l’Europe de l’Est.

En effet, les gardes côtes de la wilaya d’Oran ont appréhendé, dernièrement, un groupe d’espagnol, sur une embarcation clandestine, qui a tenté de mettre les pieds sur les terres algériennes, dans le but de chercher du travail, nous précisera une source officielle des gardes côtes.

Ces  jeunes espagnols, avaient perdu leur travail après que leurs sociétés aient déclaré faillite, et avaient effectué la demande de visa algérienne, dans l’espoir de trouver du travail au niveau des entreprises espagnoles installées en Algérie, et surtout à Oran, tel que la SEOR (société de l’eau et de l’assainissement d’Oran) ou Tram Nour, chargée de la réalisation du méga projet du Tramway, mais ça n’a pas marché, sachant que l’obtention d’un visa algérien au niveau du monde entier est la plus difficile, nous ajoutera notre même source, avant de nous confirmer que les jeunes espagnols appréhendés avaient, cependant, décidé de choisir la « Harga » pour trouver du travail. Ils seront, donc, et d’après notre source, refouler vers l’Espagne dans les jours à venir.

www.algerie360.com

Grècfe : La comédie du pouvoir

Les Grecs, et toute l’UE avec eux, attendent que les dirigeants des trois principaux partis s’accordent pour former un gouvernement et éviter ainsi des élections qui pourraient aggraver la crise. Mais pour l’instant, ils semblent plutôt occupés à assurer leur propre avenir politique."Economie", "Jeux politiques pour former un gouvernement".

Qui a pu suivre avec un peu de recul la rencontre entre les dirigeants du Pasok (Parti socialiste), de Nouvelle Démocratie (ND, droite) et de la Coalition de la gauche radicale Syriza, dimanche 13 mai, en connaissant les véritables motivations de chacun, a dû se tordre de rire.

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11.05.2012

Pacte de croissance

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"Ça s'appelle un pacte de croissance !"
Sur la table : "Programme d'austérité" 

Né en 1950, Tom Janssen est un dessinateur de presse néerlandais. Il travaille pour le quotidien Trouw, et pour plusieurs journaux locaux. Ses dessins sont publiés également par The International Herald Tribune, Time Magazine, Le Monde et The New York Times. En 2006, il a reçu le troisième prix du World Press Cartoon.

Via presseurop

Les Italiens ne manquent pas d'idées pour sauver leur pays

Le gouvernement italien a demandé aux citoyens des suggestions pour réduire les dépenses de l'Etat. Succès garanti. Pour les Italiens, c'est un véritable défouloir pour exprimer leur dépit après des décennies de corruption généralisée et de dilapidation de l'argent public.

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"Le pays est dans les mains des banques !"
"Aux prochaines élections, on votera avec le distributeur de billets !"

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10.05.2012

Électeur grec !

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Sur le personnage : "électeur grec".

Dans les chars : Angela Merkel, Christine Lagarde, Mario Draghi.
Sur les chars : "Eurogroupe",  "FMI,  "BCE".

Alexis Tsipras, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza, arrivée deuxième aux élections du 6 mai, a été chargé de former un gouvernement. Il a d'emblée déclaré son opposition au mémorandum signé par le gouvernement sortant avec l’UE, la BCE et le FMI pour l'octroi de l'aide d'urgence à l'économie grecque.

Giannis Ioannou est un dessinateur grec né en 1944. Publiées dans To Ethnos, ses caricatures politiques et ses bandes dessinées sont fréquemment reprises et commentées par les autres médias.

Via presseurop

09.05.2012

Point de vue d'un journaliste grec sur la situation de son pays

8 mai 2012 - KATHIMERINI ATHÈNES - Alexis Papachelas

Qui remettra de l’ordre ?

Les élections du 6 mai ont profondément ébranlé le paysage politique grec. Aucune majorité capable de gouverner n'est sortie des urnes. Les politiciens discrédités par les électeurs et leurs partenaires européens sont pourtant censés rétablir la situation.

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Le message cuisant des élections de dimanche dernier aura-t-il un effet ? Le pays n’a ni temps devant lui, ni de marge de manœuvre. Certains aimeraient croire que le résultat des urnes va effrayer l’Allemagne et la France et les pousser ainsi à assouplir leurs exigences fiscales vis-à-vis de la Grèce, voire à lui offrir une aide généreuse. Autrement dit, ils espèrent que nos bailleurs de fonds étrangers vont comprendre que la transformation de la Grèce en une république de type Weimar n’est qu’un avant-goût du sort que connaîtront bientôt l’Italie, l’Espagne, ou peut-être même la France.

Si seulement les choses étaient aussi simples. Nos partenaires sont évidemment prêts à autre chose, à savoir un “échec” de la Grèce, pour ainsi dire, ou sa sortie de la zone euro. Un assouplissement des exigences fiscales reviendrait à verser plus d’argent à Athènes, ce qui passerait mal auprès de la plupart des parlements nationaux.

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08.05.2012

Tragédie Grecque : Fin de l'entracte !

Antonis Samaras renonce à former un gouvernement

Le leader des conservateurs grecs jette l'éponge. Il se trouvait face à une mission quasi-impossible: trouver des alliés pour tenter de former un gouvernement de coalition dans le nouveau parlement dominé par les partis anti-austérité, sous l'oeil inquiet de l'Europe.

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Lundi, le chef de l'Etat Carolos Papoulias avait confié à M. Samaras la tâche de constituer un gouvernement, en vertu de la Constitution qui réserve cette responsabilité au parti arrivé en tête du scrutin législatif de dimanche.

Mais, premier parti avec 18,85% des voix seulement dans un parlement émietté comme jamais, la Nouvelle-Démocratie était condamnée à des contorsions pour tenter de trouver une majorité pro-austérité et pro-Europe.

Le patron de la droite pro-austérité n'avait que trois jours pour trouver l'improbable formule magique, son équipe gouvernementale ne pouvant voir le jour qu'avec la coopération d'au moins deux autres partis, dont l'un serait forcément hostile à la cure de rigueur mise en oeuvre depuis deux ans pour juguler la crise de la dette.

Il a entamé lundi des discussions avec les leaders des formations ayant franchi le seuil des 3% nécessaires pour entrer au parlement, sauf avec le parti néonazi.

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Une nouvelle donne en Europe

La plupart des journaux européens saluent la victoire du candidat socialiste lors de la présidentielle française mais soulignent que, parmi les défis qui l’attendent, viennent en tête les relations avec l’Allemagne et son attitude vis-à-vis du pacte budgétaire voulu par son prédécesseur Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel.

Guardian.jpg“‘Un nouveau départ’. Le président Hollande s’engage à changer la direction de l’Europe” : pour le quotidien londonien The Guardian, le candidat socialiste “a remporté une victoire éclatante, non seulement pour lui […], non seulement pour la France, mais pour la gauche en Europe aussi”.

Nicolas Sarkozy est le onzième dirigeant européen à tomber depuis que la crise financière a éclaté et ce résultat représente davantage qu’un coup de semonce pour les anciens partisans du président sortant qu’étaient Mme Merkel ou David Cameron. La nouvelle direction de la France est un coup mortel au traité budgétaire qui a été la réponse de l’Europe à la crise.

Frankfurter.jpg“Frau Merkel, j’arrive”, titre le quotidien de Francfort Frankfurter Rundschau. Dès sa proclamation, le président-élu a annoncé qu’il effectuerait sa première visite à l’étranger auprès de la chancelière allemande, qui devrait s’accomoder de ce nouveau partenaire, malgré leurs différences idéologiques :

Merkel ne serait pas Merkel si elle n’était pas capable de changer de cap. Elle n’a pas de problèmes idéologiques avec les sociaux-démocrates [elle a gouverné avec eux de 2005 à 2009], même s’ils s’appellent socialistes. Hollande ne proclamera pas la révolution. Il devra apprendre à s’adapter, comme Merkel l’a fait lors de la crise grecque.

Corriere.jpg“Hollande l’emporte, le défi en Europe commence”, titre le quotidien milanais Corriere della Sera, pour qui le nouveau président français est “un dirigeant normal pour des temps exceptionnels”.

Le message de ce mois de mai français, en ces temps de crise, de déclin citoyen et de l’anti-politique, est donc plein d’espoir. Pour la France et pour l’Europe qui regarde la France. […C’est] aussi un choix de défense, contre l’Europe des sacrifices sans équité et de la rigueur sans croissance. […] La France de Hollande ne rêve plus du socialisme dans un seul pays, mais d’un peu plus de social-démocratie en Europe.

Mundo.jpgPour El Mundo, “La victoire de Hollande ouvre une incertitude en Europe” : le quotidien conservateur s’inquiète en effet de la forme que prendra la “nouvelle ère” qui s’ouvre “pour la France et pour le reste du continent.”

Jamais une élection présidentielle en France n’a eu autant de répercussions en Europe. […] La victoire du candidat socialiste brise l’hégémonie du centre-droit de la dernière décennie et suscite des doutes quant à la cohabitation avec la chancelière Angela Merkel, avec laquelle [le président sortant Nicolas] Sarkozy a voulu l’accord d’union budgétaire et les politiques d’austérité.

Morgen.jpg“Un nouveau départ pour l’Europe", estime De Morgen, pour lequel, toutefois, “le socialiste Hollande se trouve tout de suite sur le chemin de l’affrontement avec l’Allemagne sur la question de l’austérité”. Dans un éditorial, le quotidien note que  

la question de savoir si Hollande pourra réaliser ce revirement européen [vers des mesures de croissance], reste grande ouverte. Nous nous projetons déjà sur son premier voyage à Berlin, où il devra conclure un compromis historique avec une Merkel rigide. Ces discussions se dérouleront dans un climat houleux, suite aux élections parlementaires qui ont morcelé le paysage politique en Grèce hier. [...] L’Europe est devenue plus rouge depuis hier. Mais en même temps, les nuages orageux au-dessus du continent sont devenus plus sombres.

Dagens.jpgA Stockholm, le Dagens Nyheter constate que si, sur l’immigration et les minorités, le nouveau président a choisi un chemin plus tolérant et ouvert que celui de Nicolas Sarkozy, “il soulève des questions inquiétantes en ce qui concerne la politique économique”

Si Hollande brise le pacte budgétaire, cela engendrera de sérieux problèmes. L’Europe a besoin de croissance, mais sans une barrière efficace contre les importants déficits budgétaires des Etats membres, l’euro aura du mal à survivre. Cela porterait atteinte à l’union monétaire et à leur capacité à prendre des décisions communes. Voilà pourquoi il semble difficile que Hollande demande sérieusement de renégocier le pacte. Il est plus vraisemblable qu’il se contente d’ajouter un protocole plus inoffensif sur l’importance de la croissance.

Hosposdarsk.jpgDans le quotidien pragois Hospodářské noviny, l’éditorialiste Martin Ehl estime qu’une “autre Europe” est sortie de ce “week-end électoral”. Les élections présidentielle en France et législatives en Grèce démontrent que le Vieux continent fait face à “une nouvelle Révolution française”. Celle-ci secoue le consensus autour de l’intégration européenne, qui traverse sa plus profonde crise depuis les années 1950 :

Les Européens attendent davantage de leurs dirigeants qu’ils se limitent à des coupes budgétaires. […] Après le pacte budgétaire, l'Europe aura besoin de penser l’économie de manière innovante.

Presseurop

07.05.2012

Grèce, Espagne: le "deux poids deux mesures" de la Commission ?

La Commission européenne attend du gouvernement grec qu'il "respecte les engagements qu'il a pris" dans le cadre du plan de sauvetage du pays, a déclaré lundi une de ses porte-parole, au lendemain des élections législatives en Grèce. Mais la Commission a aussi laissé entendre qu'elle pourrait faire preuve de souplesse à l'égard de l'Espagne et de ses objectifs de réduction du déficit en fonction du contexte économique général.

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Les électeurs grecs ont massivement rejeté dimanche la politique d'austérité exigée par l'UE et le FMI en échange de l'aide versée au pays.

Le leader de la droite gouvernementale Antonis Samaras, arrivé en tête des législatives grecques, a proposé la formation "d'un gouvernement de salut national" pour maintenir la Grèce dans l'euro, en s'engageant à "changer la politique du mémorandum" d'austérité jusqu'"au retour de la croissance et l'apaisement de la société".

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05.05.2012

Rtbf : Fatigués de 15 ans d'austérité, les Allemands se mobilisent

Les conflits salariaux se multiplient en Allemagne, où les salariés veulent enfin cueillir les fruits de 15 années d'austérité face au patronat qui s'inquiète d'un ralentissement de la conjoncture.

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Dans un rituel de l'agenda social allemand, IG Metall, qui se présente comme le premier syndicat au monde, a montré ses muscles cette semaine, organisant des débrayages à travers tout le pays qui ont réuni plus de 160.000 salariés.

Ces manifestations de travailleurs portant casquettes ou capes rouges, ont touché des icônes du modèle allemand, comme Bosch, BMW ou Siemens.

Outre le syndicat qui négocie pour plus de 3,5 millions de salariés de la métallurgie, des machines-outils, de l'automobile ou encore des semi-conducteurs, son homologue des services Verdi a organisé des grèves réunissant 15.000 salariés de Deutsche Telekom et compte en faire autant dans la banque (220.000 salariés concernés).

"La pression monte au baromètre des négociations salariales", s'est félicité le dirigeant d'IG Metall en Rhénanie-du-nord Westphalie, où se trouve la vallée industrielle de la Ruhr, Oliver Burkhard. "Cela signifie clairement que le patronat doit se bouger".

De trop fortes hausses de salaires "affaibliraient les entreprises, ce que certaines ne peuvent se permettre", a déclaré de son côté le patron des patrons de la métallurgie, Martin Kannegiesser, alors que les derniers indicateurs signalent un ralentissement net dans l'industrie.

L'Allemagne a mangé son pain blanc, estiment les patrons

IG Metall réclame 6,5% de hausse de salaires, mais la dernière session de négociations a échoué, le patronat n'étant prêt à accorder que 3%.

Les dirigeants d'entreprises estiment que l'économie allemande a mangé son pain blanc en 2010/2011 et va maintenant pâtir de la crise qui frappe ses voisins européens.

"L'industrie a eu de très bons résultats l'an dernier (et) les salariés veulent leur juste part", cependant "la réussite de l'économie allemande semble s'émousser", analyse Hilmar Schneider, de l'Institut de recherche sur l'avenir du travail (Bonn).

L'Allemagne, avec un chômage de seulement 7%, commence à ressentir les effets de la crise qui frappe ses voisins, même si elle continue de mieux s'en tirer.

Cette année, le niveau des "revendications est inhabituel, tranchant avec une longue période de 15 années de retenue salariale", souligne Eckart Tuchtfeld, spécialiste du marché du travail chez Commerzbank.

Quelle que soit l'issue du bras de fer, "les accords seront plus élevés" que les années précédentes, prédit-il, notamment en raison des 6,3% de hausse sur deux ans obtenus par deux millions de salariés de la fonction publique en avril.

"Nous avons l'impression que (ce mouvement) ne concerne pas que cette année, mais qu'il y a un vrai tournant vers de plus larges augmentations, de 3% par an contre 1 à 2% avant", estime M. Tuchtfeld.

Selon lui, ces négociations marquent un revirement pour des syndicats qui marchaient main dans la main avec le patronat, faisant des concessions sur les salaires pour favoriser la compétitivité des entreprises au nom de l'emploi.

Dans l'ensemble, "le pouvoir des salariés se renforce" dans de nombreux secteurs qualifiés, où le manque de main d'oeuvre va s'accroître en raison du vieillissement accéléré de la population allemande, abonde Günter Warsewa, directeur de l'Institut pour le travail (université de Brême).

Rtbf - AFP

04.05.2012

Levif.be : "Eurocrate, sers-toi de ta cravate", les fonctionnaires menacés ?

Les syndicats de fonctionnaires européens se sont inquiétés, dans une lettre adressée aux dirigeants des principales institutions, de l'intimidation physique dont les "eurocrates" feraient l'objet à Bruxelles. Ils demandent une présence policière accrue dans le quartier européen.

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Dans leur lettre, les syndicats font référence à une série d'autocollants hostiles placardés dans le quartier européen. L'un d'entre eux montre un personnage pendu, sous le slogan "Eurocrate, sers-toi de ta cravate". 

Ils mentionnent aussi un incident survenu fin mars dans la station de métro Schuman, où des fonctionnaires ont été la cible de quolibets agressifs de la part d'un petit groupe d'activistes. 

"Il apparaît évident qu'à la prochaine étape il y aura des blessés", écrivent l'Union Syndicale, la Federation of European Civil Servants et Renouveau & Démocratie, qui demandent aux institutions d'interpeller les autorités belges, afin de renforcer la présence policière, mais aussi de lancer une enquête. 

Les syndicats jugent par ailleurs "indispensable" que les institutions "fassent preuve du plus grand discernement dans leur communication avec la presse afin d'éviter que des médias propagent diverses allégations basées sur des généralisations hâtives et mal documentées facilitant leur exploitation ultérieure par des associations populistes dont la seule motivation est de ternir l'image de l'Europe". 

Ces tensions contredisent quelque peu les propos du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Mercredi, à l'occasion d'une visite du Roi Albert II, il a remercié la Belgique pour "l'amicale hospitalité à l'égard des fonctionnaires européens, qui se sentent ici chez eux".

levif.be

03.05.2012

Métier d’avenir

Selon les chiffres publiés par Eurostat le 2 mai, 17,2 millions de personnes étaient sans emploi en mars 2012 au sein de la zone euro, soit 10,9% de la population active, "un record depuis la création de la monnaie unique", écrit Le Monde.

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Si pour les pays du Sud – Espagne (24,1%), Grèce (21,7%) et Portugal (15,3%) – les chiffres sont "catastrophiques", "ils sont devenus inquiétants en France (10%)", alors que "même l'Allemagne n'est pas épargnée".

LE VIF/L’EXPRESS - BRUXELLES

Nicolas Vadot est un dessinateur de presse et de bandes dessinées franco-britannique né à Londres en 1971. Il a passé son enfance en France, avant d'émigrer à Bruxelles à l’âge de 17 ans. Primé au Press Cartoon Europe (PCE), il publie ses dessins dans le magazine Le Vif/L’Express, le quotidienl'Echo et son supplément hebdomadaire Mon Argent.

Espagne : Vous cherchez un job fixe? Essayez prêtre!

Coup de marketing, candeur ou démagogie? Le clip diffusé par la hiérarchie catholique espagnole laisse perplexe.

«Je ne te promets pas un gros salaire, mais je te promets un emploi fixe». La phrase sonne comme une promesse inespérée en temps de crise. Spécialement en Espagne, où plus d’un jeune sur deux est sans emploi, et sans beaucoup d’espoir d’en décrocher un : le chômage touche qui touche plus de 24% de la population continue de grimper, mois après mois. L’employeur qui fait cette proposition à contre-courant est particulier : il s’agit de l’Eglise catholique. La diffusion d’un long spot publicitaire présenté par la Conférence épiscopale espagnole en mars dernier a suscité l’étonnement et la perplexité.

Durant plus de deux minutes, on y voit neuf prêtres de tous les âges donner des arguments pour «vendre» la profession aux aspirants prêts à toquer à la porte du séminaire. Ils parlent de leur choix : «Je ne te promets pas la compréhension de ceux qui t’entourent, je te promets qu’ils sauront que tu as fait ce qu’il fallait» dit l’un. Je ne te promets pas de grands luxes, je te promets la richesse éternelle», dit l’autre. Une opération de recrutement en règle digne du célèbre «We Want you in the army», de l’armée américaine… diffusées sur Youtube, Facebook et les réseaux sociaux. L’Eglise espagnole promet à ceux qui choisiraient d’être prêtres une vie «passionnante» et … un travail sûr.

Argument de choc dans un pays ravagé par le chômage, mais qui a soulevé beaucoup de questions, relayées par les réseaux sociaux: S’agit-il de naïveté ou de démagogie? Devient-on prêtre parce qu’on cherche la sécurité de l’emploi ? Qu’en est-il de la vocation ? «A qui faut-il envoyer le CV? A Dieu?», ironise un chercheur d’emploi, sur le portail d’une association de chômeurs. Si c’est une blague, elle est de mauvais goût, proteste José Ignacio Calleja Sáenz de Navarette, prêtre et professeur de morale chrétienne, dans une lettre ouverte au quotidien El Pais. Du côté de la hiérarchie catholique, on se frotte les mains : jamais un message des évêques espagnols n’avait en autant de succès sur le web

24heures.ch

Le Cercle des Echos : La résilience de l’euro

Pourquoi l’euro est-il si fort, alors que la crise de l’euro, malgré une accalmie au cours du premier trimestre 2012, revient au centre des préoccupations des investisseurs du monde entier ?

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La crise de l’euro a été motivée d’une part par des problèmes de balance des paiements des pays périphériques de la zone euro, qui atteint même la France dont les déficits du commerce extérieur sont le reflet, ici comme ailleurs, d’une perte de compétitivité, et d’autre part par les endettements des Etats. Ceux-ci ont pu être refinancés via le programme LTRO de la BCE d’approvisionnement en liquidités des banques européennes, qui ont utilisé celles-ci en investissant dans les dettes souveraines de leurs pays respectifs.

Dans ce contexte, on a du mal à comprendre la résilience de la parité eurodollar autour de 1.30, alors même que le taux de change de parité du pouvoir d’achat se situe autour de 1.15. Cet ajustement représenterait une dépréciation de l’euro de plus de 10 % par rapport au dollar, pour le plus grand bien des économies européennes qui ont tant besoin d’une “compétitivité change” pour surmonter les programmes d’austérité budgétaire qui ont été engagés, et pour laisser le temps aux nécessaires réformes structurelles de se mettre en place et de produire leurs effets.

Pourquoi donc cette résilience ? Il faut probablement en trouver la raison dans la crédibilité des politiques respectives d’assouplissement monétaire poursuivies par la Réserve fédérale américaine et par la BCE. Les investisseurs du monde entier sont persuadés que le Quantitative Easing américain peut aller beaucoup plus loin, si besoin est, que le LTRO européen. Ceci affaiblit le dollar, et les fluctuations de l’euro ont été cette année fortement indexées aux propos plus ou moins rassurants de Ben Bernanke sur l’économie américaine.

Mais le rallye des actions américaines à ce jour est fondé sur la croyance que l’économie américaine avait échappé à une deuxième récession et reprenait le chemin de la croissance. Si tel était bien le cas, une politique américaine d’argent facile devient moins probable, et l’euro devrait se déprécier. Les investisseurs ne peuvent gagner sur les deux tableaux. Et ce serait tant mieux pour l’Europe qui aura du mal à sortir de la récession sans un euro plus faible.

02.05.2012

Austérité Croissance - Dessin de presse

Croissance, Austérité, Humour

Denis Pessin dessinateur de presse

ww.slate.fr

BFM : Christian Saint-Etienne le 30/04/2012

Economiste, membre du Conseil d'Analyse Économique, il publie " Le Joker européen : La vraie solution pour sortir de la crise "

Christian Saint-Etienne est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels on peut citer les succès nationaux suivants : L'Exception française (Armand Colin, 1992),Génération sacrifiée : les 20-45 ans (Plon, 1993), L'Etat mensonger (JC Lattès, 1996), Scènes de vie en 2024 (JC Lattès, 2000). 

Ses quatre derniers livres sont Guerre et Paix au XXIème siècle, (septembre 2010),La fin de l’euro, 2ème édition (mars 2011) et L’Etat et votre argent (avril 2011), tous les trois chez François Bourin Editeur et L'Incohérence française chez Grasset (janvier 2012).

Christian Saint-Etienne est Docteur d'Etat en économie et titulaire de deux Masteren économie (London School of Economics et Carnegie Mellon University).

Après avoir vécu six ans aux Etats-Unis (trois ans à Pittsburgh, capitale de l'acier, et trois ans à Washington, capitale politique), Christian Saint-Etienne a travaillé dans une organisation internationale située à Paris (l'OCDE), puis il s'est spécialisé dans les études industrielles au sein d'une banque.

30.04.2012

Bfm TV : Après Mario Draghi, Angela Merkel parle à son tour de croissance en Europe

La chronique de l'éco, Nicolas Doze - 30/04/2012

28.04.2012

Marianne : Un appel franco-allemand d'économistes pour une sortie paisible de l'euro

Eh oui ça existe, un groupe d'économistes français et allemands débattent depuis des mois de l'hypothèse d'une sortie concertée de l'euro, ou plutôt de sa transformation en monnaie commune. Marianne était l'un des rares médias présents à leur conférence de presse.

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Il n’y avait pas foule ce vendredi 27 avril matin dans les salons de l’hôtel Bedford. Il faut dire que la réunion programmait non pas un de ces défilés de lingeries relayés jusque dans les 20h des chaines nationales, mais une austère réunion d’économistes allemands et français. Et le thème, proposer une sortie pilotée de l’euro, n’avait rien pour allécher les grands média nationaux tout occupés à la campagne et peu curieux de ce genre de propos. Avec Marianne, un autre média français avait fait le voyage en métro pour venir écouter cet étrange attelage où se mêlaient coté français outre des économistes de l’université quelques représentants du patronnat. 

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27.04.2012

Les députés Européens opposés à répondre à l'immigration par des contrôles aux frontières intérieures

L'immigration n'est pas une raison suffisante pour réintroduire des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen. Voilà la position qu'a adoptée la commission parlementaire des libertés civiles le 25 avril. La réintroduction de contrôles ne peut être qu'un dernier recours, estiment les députés. Entretien avec la Roumaine Renate Weber (Libéraux et démocrates), qui a piloté la position du Parlement.

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 Un sujet qui mérite de l'attention ! Voilà un bon exemple de la démocratie européenne.

Interview :

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26.04.2012

Bfm TV : Les experts - Charles Gave

Charles Gave, un autre économiste parle, sur Bfm Tv - les Experts, de la situation économique de la zone €.

Une autre analyse, la même conclusion !

12 minutes d'informations essentielles.

L'euro est-il une bonne monnaie ?

 

Jacques Sapir, économiste français, détaille durant 14 minutes les bienfaits et méfaits de l'€. 

" ... il faut se donner aujourd'hui en Europe, les moyens de politiques différentes sans faire éclater l'Europe !"

" On pourrait modifier les règles de fonctionnement de la BCE, car c'est ça le problème, ..simplement, il faut savoir que pour pouvoir faire cette modification, il faudra changer la constitution allemande, parce que les allemands ont établi, en 1993, juste après le traité de Maastricht, que toutes les règles européennes devaient être compatibles avec la constitution allemande, et pas l'inverse...!"